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17 août 2015

Comprendre, oh, de rouge vêtu.

Il ne sera vêtu que rouge, il ira au devant d’eux : et noirs et blancs.

Fleurs enlacées, devant, sur le côté, ils sont attachés et ensemble donnent et regardent, posent encore une question, la même, encore, pour toujours posée, l’absence, les regrets, les remords, les souvenirs et les choses oubliées, où est l’absence, où sont les morts, où posent-ils.

Sans être effarouchés, sans, être suspendus et regardés, au flanc, posés sur rien, en haut et tout bas aux enfers, dans l’ornière, face aux pierres cachées. Descendues et remontées, à polir, à poncer, à croire et reformer.

Pour y tenir encore, pour y entendre les blessures.

Morts nouveaux, perdus, absents des regards, au tombeau descendez et remontez pierre après pierre, gravats sur gravats, étrangement tordus, ensemencez le sol, fécondez les ondes, morts nouveaux, oubliés, blottis aux cœurs pensifs.

Ils penchent, encore les saisons, du sable aux oreilles, du feu dans les entrailles, percez le ciel bleu et posez au devant, cœurs envolés, regards perdus au loin. Toujours il se demande, la difficulté d’y être, le loin est loin et l’herbe est verte.

Et tourne, tourne toujours là, la chanson des saisons, de certitude, de rectitude, de songes sans efforts, du fleuve qui coule.

L’eau passe une seule fois, l’ennemi en attente sous le sable, avec les élans, les caresses, les images de tout, du temps passé en révolte calme.

De rouge dévêtu, de candeur et d’orages, toile de lune et de soleil, le silence sous les branches, oh, les branches dans l’ombre toujours restent.  Attends, attends, tout tombe, tout est posé au bout, au bout, corde et pendu, et boite sur la table. Le rouge n’est pas mis, la peur est en partage.

Il demande et il n’interdit rien, il avance et compose un chant, d’autres disent plaintif, pleurant et soupirant, où sont-ils donc envolés et enfuis absents, sans secours, ils sont perdus. Au regard, au lointain, la vie accroche, chiffon rouge et nuages au cœur, ils se donnent et interpellent.

Bonté sucrée, peur déposée aux branches, les oiseaux entendus, suspendus emportent âmes et cœurs et souvenirs dans le ciel bleu, dans le soleil, oh clarté vive, rayons tranchants la certitude. La route est droite, les morts nouveaux penchent à l’ombre, descendent et reposent.

Vivants, venez et rapportez les pierres cachées, brassez, croissez, multipliez, les comptes et les questions, songez, songez encore au-dedans, au fond, à l’intérieur. Le cœur est amené, la vie est reposée.

Absents nouveaux et sans noms vous remplissez les yeux, vous écartez les ombres, vous êtes devenus.

Vous prenez le temps, le cœur évanoui, la liberté féconde le temps, les mensonges, irresponsables, irrésolus, soutenus et tordus, vous arrachez les pierres et les larmes, jour de colère et jour d’horreur.

17 Juillet 2013.

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