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19 juillet 2015

Cherches-tu.

Tiens-tu la perche, tends-tu le bras, il tourne, il tourne et passe au chemin le sans courage, le perdu qui tremble, tend le bras, tiens la perche, l’air est froid, comme si on avait mal dormi, comme si on n’écoutait pas, comme si toutes ces histoires étaient bruit et fureur, à résoudre dans le silence,

 

oublies-tu, cherches-tu encore et puis encore, pense : l’air est frais, le soleil haut, orient invisible d’un occident lointain, tiens-tu, vois-tu, sais-tu, un orient invisible, un bras tendu et un chemin, on tourne, on évite, une hésitation, un tremblement pour ne rien dévoiler, et un bandeau sur la lumière,

 

l’air est frais, la main au bout du bras, tendu, on avance, un à l’autre, tout regardant, tout mêlant, la vie, la mort, les certitudes, au rocher, au vallon, dans la pente, dans cet escalier, les voiles sont levés, ouvrez les masques et contez vos errements, habitudes certaines, certitudes de loin venues,

 

et on applique et on attend, un pas, un pas encore, de l’un à l’autre, pour oublier et pour reprendre, la main pour toutes choses, corde nouée, éclat de rire, il faut franchement se retourner, pour faiblesse, pour ardeur, un océan de raisons mortes, sur le devant le sable, le sel, qui tournent au ciel,

 

oiseaux et une vie qui passe en tremblant, à chaque regard, pour chaque parole, cœur oublié et pied meurtri, une sensation, les idiots avancent et les plus beaux sont en avant, un pas encore et ils seront tous plus beaux que leurs mères, une insulte familière illustre le jour venu, on court à la visite,

 

on avance et on écarte, les branches, les cailloux, la route est longue et on bifurque, langue fourchue, œil en avant, on souffle, on racle, la terre, le sable, les feuilles esseulées, tout brille et tout enchanterait, les idiots passent la main tenue, le cœur serré, la bouche ouverte, ouverte, et salive,

 

respire, tiens-tu, vois-tu, meurs-tu, on échange, on croise, les yeux, les dents et la bouche ouverte, cœur fermé, on insulte facilement, sans joie, sans plaisir, cœurs oubliés, mains ouvertes, pieds tordus, la vérité est en avance, tu tiens ta perche, tu tends ton bras, tu tournes, et passes au chemin

 

sans courage, perdu qui tremble, tu tends le bras, tu tiens la perche, l’air est froid,  comme si tu avais mal dormi, comme si tu n’écoutais pas, comme si toute ces histoires, de bruit, de fureur, réglaient le silence, tu oublies, tu cherches encore et puis encore, tu penses, l’air est frais, le soleil,

 

haut, l’orient invisible, tu es d’un occident lointain, tu tiens, tu vois, tu sais, à l’orient invisible, un bras tendu et un chemin, tu tournes, tu évites, une hésitation, un tremblement pour ne rien dévoiler, pour trembler à chaque regard, pour chaque parole, cœur oublié, pied meurtri, illustrent le jour.       

                        

14 Août 2014.

19:37 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (1)

15 juillet 2015

A couper.

Sans points, sans traits, sans ratures, tu te disperses et tu arroses, ô douceur lente, ô joie retenue, tu coules en choses sûres, en champs ouverts, en doigts écartés, pour ouvrir un gouffre dans la lumière, pour saluer la peur et vaincre les nuages, la certitude, il est si triste et recommence,

sans voir, sans entendre, sans parler, sans fleurs à son jardin, sans rires sous ses pieds, figure forcée, un chemin dans le pays, des tessons abandonnés, tout entrave et encombre, en soi, dominer la vie, la mort et les éclaboussures, souliers jetés, lacets au vent, tu es posé sur le devant, tiens-tu

en toi les cordes et les manches, pieds tordus et souillés, tu ne marches plus, engendre, engendre des cadavres, poses déposes des suaires, des linceuls, serpent tu meurs, dans ton ombre, tout ruisselle, une coquille, des yeux perdus, des figues gonflent sous la pluie, on laisse venir à soi la pire

des choses, on cherche, on tourne, on établit, les plans sont résolus, la vie est arrêtée, je vois, j’entends, toutes ces choses et leurs noms sous les pierres, tout est sale, tout est prévu, les corps, les dents, la peau tout est arraché et l’air disperse, tout aveu est dérisoire, sans points, sans traits, sans

ratures, un temps sans vague, sans oubli, une pensée pour un pauvre mort, ils sont partis ils sont au loin et on torture et on se donne du cœur à oublier, des ruisseaux à contempler, sans rien autour, sans grandir, sans, douleur de pierre et regrets de verre, tout à briser, tout à comprendre, la vie,

le sang et le reste, on oubliera les larmes, et tout donner, tout prendre et attendre, attendre, un jour de jugement, un jour de fête, des boucles aux souliers, des cheveux sans force, du vent dans les branches et le linge, mouillé, séché, les oiseaux passent, et tout dire, sans points, sans traits, sans

ratures, sans raison, sans repos, sans projets, sans armes, un massacre pourtant, des os brisés, des yeux de fou, et de la musique, et tout y passe, une note après l’autre, de la volonté, du courage, de la vertu à joindre à la certitude, le temps est clair, la route brille, tout est forcé, tout est

arraché, la main, les yeux et les herbes sauvages, graines et foins, paille perdue, odeur de bois et de bataille, on arrache, on brûle, on souffre, on évacue, tout est brisé et tout y est, le chagrin, la chaleur, l’oubli et le pardon, on avance, on croise, on recommence, on est en face, et on demande

et de tout on veut recevoir, le jour, la nuit, au matin, on compte et on soupire, donnez moi encore, je vois, j’entends et plus rien ne se pardonne,  je veux et je retiens, je ne veux rien perdre, et tout cela tourne et encombre.

13 Août 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)