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12 juillet 2015

Jon.

19:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

08 juillet 2015

Bouche ouverte.

Tu veux partir, la bouche ouverte aux raisins sales, les raisins tombent, ils se dispersent aux oiseaux nourris, aux cœurs éloignés, sur le rebord, sur les côtés, tu cherches et tu entres en agonie, en déraison, en oubli, en cornes noires et tu défends le bien pour toi et le mal pour tout le reste, pour

essayer, pour revenir, pour avaler, les raisins sales te dispersent, et t’accablent les fleurs oubliées, sans avenir, une branche meurt et tu insistes, le cœur éloigné, sans rien autour, en dedans, en dehors, la suite tourne et tu blesses, une longue journée de fête, un jour de fête, ô, vermine,

je sais, je respecte et je méprise, en retrait, la petite : oh, vous savez, Maman, était très belle et moi, je suis, comme Maman, en chapeau, il butine sa coupe rose, des ballons, de la mousse, le bon garçon prêche l’amour universel,oh, et toi, on te laisse à ta longue agonie,longue, lente, silencieuse,

abandonnée, tu peux partir la bouche ouverte, oh, vous savez nous sommes ici, et pour longtemps, le reste est sans importance, fleurs oubliées, joies enfoncées, je retourne et je tire et sur la peau et sur le cœur, bien vieille et toujours si petite, fille et belle des jours sombres, jours

de fête et de déraison, sur l’autel, dans la boue, dans l’ombre dure, dans le reste, tout tourne et je t’oublie, sans regards, sans mots, sans tendresse et puis plus rien, un volet vert, un volet bleu et tout bouge dans l’air, tout passe, le rare, le régulier, les choses simples et je te force, longue,

longue agonie, seule, seulement posée, les pieds dans la boue, dans le temps, tout est cassé, tout indispose, les roues, les dents, les oiseaux, les fleurs, et tout piétine et tient, la soif, la peur, les raisons vaines, sans objet, sans adresse, un charnier de chiens oubliés, des brins d’étoiles, des cœurs

en feu, en avance, dans le temps. Il est venu, il viendra, et tout il piétine, le sens, le partage, la compassion, sans ordre, sans chaos, sans rien tenu, ni nu, ni vêtu, san rien autour, sans rien reçu, il te compose et tu arranges les plis, les draps sont sales, les raisins meurent et tu oublies ton désir

de vertu et de roses, on fait avec, on fait semblant, ils égratignent le mur, le sol, le banc, tout est posé, tout se tient, la vengeance, la rancœur, l’oubli, le mal, tu peux y aller, et garder bien la bouche ouverte, sales, sales raisins, tout tombe et rien ne se remplace, les jeux, les rires, les désirs

et l’amour pour l’univers, pour l’un, pour l’autre, sans un regard, sans un aveu, tout jeune et cassé en deux, ton noir, ton blanc et deux plus deux, tout ira moins, à trois tout croule, la vie, le vent, les pieds dans la boue, dans l’ornière, dans le soupçon, dans le filet, comme un ruisseau malin, éclaté,

cœur, tu tiens, tu vas et tu contemples, heureux celui qui ne comprends rien, à la fureur et au bruit, cette histoire, la vieille rengaine, la vermine, la maman, le garçon, la coupe rose et le chapeau, les raisins mourants, les insectes, on dit l’amour et la tolérance, tu es bien là, la bouche ouverte,

bien là, posé au cœur des choses, sans mouvement et en attente, l’agonie est lente, longue, solitaire, silencieuse, abandonnée.

12 Août 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (1)