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28 juin 2015

Attila.

On ira, on ira, et peut-être plus encore, on ira où le temps déteste les ombres, les procès, la chaleur suspendue, le tout est hésitant, et encore plus accable, on ferme, on porte, on se tient et tout dans le désordre, les paniers, les abris, le vent dans les branches, des paniers aux abris et pleins,

et plein tout est, tout se transforme, l’horizon, la chance, la compassion, la marche vers, vers les tragédies, paysages tragiques, herbes foulées et insectes, ils mordent et on attaque, les mains, les pieds, un univers, une saison, le froid, la soif et plus rien au devant, on hésite, on ira, on ira, dans

l’ombre, dans le sens, le vent tourne et tout devient une chance, paniers remplis, œil écarté, nom oublié, cœur arraché, tout cela tourne et hésite, on ira pour affirmer et pour construire, une pierre sur l’autre et au-dedans, dans, dans, des heures, du sommeil, des pas oubliés, des évidences

entassées, une histoire pour l’autre, une vision, le paysage est tragique, ruines sur ruines et voiles étalés, on chante, on rit, le jeu, les jeux, on voit la nuit et les éclats tirent et mentent, un éclat, un rire un mensonge, une obsession, le jour viendra et on ira, on ira à l’oubli, aux murs bâtis, aux pierres

vives, le tranchant et la main, la soif et la raison, on ira et on dit des paroles sur les actes, des pincements, cœur fendu, reste ignoré, les illusions, dans l’enclos les animaux tournent et tout, ce tout, recommence, on tourne au dehors et au-dedans, on creuse et pour voir et pour évacuer, sans

hésiter, sans trembler, sans prononcer, plus de noms, plus d’erreurs, la guerre, le charnier, les outils déposés, bannières oubliées, et lames, lames, tout, ce tout tranche, tranchera, on ira, on ira, au long, au long, visiter une agonie, on ira voir la peur et ses cortèges et pour la première fois

l’âme impétueuse se glacera d’effroi, ils ont, ils ont peur et ils le méritent, tout trembler, tout jeter, et finir lentement, lentement, une très longue et très solitaire agonie, en tremblant, et contempler des choses, des figues sèches qui gonflent un jour de pluie, oh, la charmante chose, partir, courir tenir

et vague, vague tu erres d’un point à l’autre et ce tout te tourne et autour et te cercle, tu affirmes et tu combles, un panier et on ira, on ira effacer les marques et le tout à dire, les marques, les signes, les pas sur le sable, le vent souffle, vague, vague, des histoires sans fin, d’espérance et de soif,

de guerres et de rancunes, sans vengeance, les idiots sont à l’ouvrage, le jeu, les jeux, on voit la nuit et les éclats tirent et mentent, pour la première fois l’âme impétueuse se glacera d’effroi, oh, la charmante chose, tout transformer, l’horizon, la chance, la compassion, l’oubli ira aux murs,

aux pierres vives.

12 Août 2014.

14:34 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

22 juin 2015

Tremblements.

On tranche tout et tout est croisé, en haut, en bas, en alternance, les vieux, les vieilles, les crochus, les énervés, les furieuses, les infidèles, ils sont en pression, en évidence, une nuit de pluie et un matin de restes, de pavillons, de fuites, d’épines, de peaux lacérées. Mes vieux, mes vieilles vous

êtes exploités, tout cela me charme, en avant les anciens, en arrière les vieilles vertus, la croix, les armes, les bannières. Sur le sentier, dans le chemin, en haut, il manque une terrasse et manquent des exploits, des tourbillons, des envies, des bienfaits. Au mal, au mal tout y est suspendu et rien

n’hésite, la vie, le temps, les erreurs, vieux, vieilles, idiots et sans expérience, simplement de l’avidité et une immense paresse, des idées bien reçues et des coups de bâton. La tête, la tête, c’est là, il faut frapper, vieux si vieux, vieille si vieille. On en profitera bien, de cette chose à planter,

là, cet avenir, oh oui. Marquez, marquez, vous êtes à défendre et vous comptez, vous comptez, l’erreur, l’oubli, il faut construire, des pays de vieux, des pays de vieilles, carcasses à venir et chemin de croix, un suaire en simulacre. Un homme, un homme par jour et son vieux a sauté la barrière,

ils chantent, ils boivent et enterrent les défunts, temps béni, bien belles funérailles, vol de nuit et bourdon en partance. Pélerins sur le chemin vous mourrez sans sépulture, homme sacrifié où sont tes enfants, tu cherches, tu cherches et ne jouis ni de loin, ni de près, et pourtant, et quand

même, il faut un homme par jour. Un effroi : ces hanches trop larges, enfin elle a raison, ils sont difformes, ils ne comptent rien et pèsent un poids, de graisse et de cailloux, de jours étranges, de rires de hyène et de peau noire, ils croient en être, ils sont contents, ils ont ouvert le coffre des tortures

et vont passer de la nuit à l’ombre, ténèbres et allures de fous, des furies, des candeurs, ils vendangent et s'imposent le poids des choses, les jours venus sans rire, sans gloire, sans honneur. Dans la ténèbre, seuls, ces gens vivent dans des caves, cadavres à venir et illusion, tout ils engrangent

et tout ils se croient, et tous, tous, ont oublié de construire, leurs vies, leurs morts. Et un à une, et celle là, oh, protégez les enfants, ces enfants aussi seront de beaux cadavres, cœurs oubliés, débris croisés, rien à en dire, tout à jeter, vous êtes pris et vos escaliers sont à descendre, sans roue,

sans armes, sans désir, sans avenir, vous avez oublié de construire, vous traînerez de longues agonies. Les figues sèches sous le figuier sont gonflées de pluie et, vieux, tu crois à ta fortune, errance et tremblement, il n’y aura plus de respect.

11 Août 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)