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24 juillet 2015

Si c’est.

On gagne vers la profondeur, on perd vers la légèreté, je tiens, je viens, je tourne et j’éloigne, sincère et plus encore, tout en dedans, tout à l’avant, posé, serré, tenu. La feuille, la branche, on vole, sous le vent, on est ravi, charmé, cueilli, pointé, tu es en charge, tu es en haut, tu hisses la

voile, le drapeau, la bannière et contemples, tout flotte, et danse, le vent au vent, tu souffles les doigts, tu sais, tu tiens, tu voles et chaque moment, chaque, chaque tu es en rafale tu es à dire et à faire, sans bouger plus que le doigt un après l’autre et un cerceau de doigts écartés cercle

le vent et tu souffles, briseur de rêve, racleur de songes, fleur perdue, toile tendue, tout flotte et tu commences, tu ne refuse rien et tout tu chantes, tu vibres et tout tourne et en tourbillonnant tombent, tombent les feuilles, pour la saison nouvelle, les fleurs envolées, les traces perdues,

les cœurs oubliés, ô, les yeux croisés, tu reviens et tout vibre entre, les doigts ouverts en cercle, le vent souffle, entre, et tu sors et tu te tiens sur la route, en chemin, fleur envolée, cœur croisé, pied oublié, regard égaré, croix en avant et tout te tourne et tu te penches et tu n’hésites pas on avance,

on avance, on y tient, on y va, le vent, le vent et tu chantes la légèreté, la profondeur, le temps passé et tout ce qui revient la joie surtout, après les batailles et puis le temps passé, perdu tout est à oublier, tout est perdu et sensiblement tu te décides, tu arracheras, tu tordras et le nez et la bouche,

les mains, les pieds, le corps ni nu, ni vêtu, oublié dans la solitude, je tiens, je viens et tu voles, vent perdu, cœur éloigné, poitrine soulevée sur le devant, dans le temps qui monte, dans la vérité établie, les petits restent petit et un cœur éloigné reste bien loin sur le devant, il reste le temps,

perdu de solitude nue,  de fers cloués aux murs, pieds trop lourds et inutiles, profonds et légers, dans le devant, au loin, sur le chemin la tête roule, le cœur soupire et tu chantes la nuit, le jour qui peut, qui peut et la peur et les jambes et les yeux perdus, pour encore et encore, oublier et trembler,

comme si le froid venu la saison changée les mains délaissées, les cœurs effacés, la vie tourmentée, on faisait, on fait et tout du temps tient tout à cette mesure, cheveux au vent et tout légèrement se déplace, cœur perdu pieds croisés, tout tremble et rien ne s’accroche, le froid, la clarté, l’air au passage,

au passage, doigts écartés et cercle pour la mémoire.

15 Août 2014.

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