Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

22 juin 2015

Tremblements.

On tranche tout et tout est croisé, en haut, en bas, en alternance, les vieux, les vieilles, les crochus, les énervés, les furieuses, les infidèles, ils sont en pression, en évidence, une nuit de pluie et un matin de restes, de pavillons, de fuites, d’épines, de peaux lacérées. Mes vieux, mes vieilles vous

êtes exploités, tout cela me charme, en avant les anciens, en arrière les vieilles vertus, la croix, les armes, les bannières. Sur le sentier, dans le chemin, en haut, il manque une terrasse et manquent des exploits, des tourbillons, des envies, des bienfaits. Au mal, au mal tout y est suspendu et rien

n’hésite, la vie, le temps, les erreurs, vieux, vieilles, idiots et sans expérience, simplement de l’avidité et une immense paresse, des idées bien reçues et des coups de bâton. La tête, la tête, c’est là, il faut frapper, vieux si vieux, vieille si vieille. On en profitera bien, de cette chose à planter,

là, cet avenir, oh oui. Marquez, marquez, vous êtes à défendre et vous comptez, vous comptez, l’erreur, l’oubli, il faut construire, des pays de vieux, des pays de vieilles, carcasses à venir et chemin de croix, un suaire en simulacre. Un homme, un homme par jour et son vieux a sauté la barrière,

ils chantent, ils boivent et enterrent les défunts, temps béni, bien belles funérailles, vol de nuit et bourdon en partance. Pélerins sur le chemin vous mourrez sans sépulture, homme sacrifié où sont tes enfants, tu cherches, tu cherches et ne jouis ni de loin, ni de près, et pourtant, et quand

même, il faut un homme par jour. Un effroi : ces hanches trop larges, enfin elle a raison, ils sont difformes, ils ne comptent rien et pèsent un poids, de graisse et de cailloux, de jours étranges, de rires de hyène et de peau noire, ils croient en être, ils sont contents, ils ont ouvert le coffre des tortures

et vont passer de la nuit à l’ombre, ténèbres et allures de fous, des furies, des candeurs, ils vendangent et s'imposent le poids des choses, les jours venus sans rire, sans gloire, sans honneur. Dans la ténèbre, seuls, ces gens vivent dans des caves, cadavres à venir et illusion, tout ils engrangent

et tout ils se croient, et tous, tous, ont oublié de construire, leurs vies, leurs morts. Et un à une, et celle là, oh, protégez les enfants, ces enfants aussi seront de beaux cadavres, cœurs oubliés, débris croisés, rien à en dire, tout à jeter, vous êtes pris et vos escaliers sont à descendre, sans roue,

sans armes, sans désir, sans avenir, vous avez oublié de construire, vous traînerez de longues agonies. Les figues sèches sous le figuier sont gonflées de pluie et, vieux, tu crois à ta fortune, errance et tremblement, il n’y aura plus de respect.

11 Août 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.