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08 juin 2015

Enfin, à oublier.

Enfin, enfin on respire, et le vent et le sel et l’écho, tout attire, tout plait et tout chante, les chemins et les pierres. Gardez-vous, gardez-vous, nous sommes en paradoxes, en certitudes, les oiseaux tournent sous les arbres, certains, une aventure, une action, au temps, au temps, soigné, superbe.

 

Dans l’évidence, des choses en contraste, un arbre et des oiseaux, oiseaux vivants et arbre mort, où sont les racines, d’où vient ce mal tout étrange, et je ne sais, je ne sais. La vie avance, tout enchante, les soupçons et les larmes cachées, les voiles au ciel sans marques, rien, l’attente.

 

Entendez vous voler, entendez vous crier et supplier peut-être, rendez-moi, rendez-moi, mes rêves et laissez-aller la réussite, le succès. Ils sont en avance et tout tarde, les pierres trop blanches sur le chemin d’herbe verte, sur le sentier des fleurs et des ombrages, sous la parure, sous les insectes.

 

Plus petits et plus tristes, une évidence, une réalité, l’été est tout et tout y passe, oiseaux envolés, cœurs oubliés, mémoire tendre et solutions. Pour le destin, pour toujours dire, pour entendre les mains sourire, les herbes pencher et tout fouler, et tout défendre, le juste et l’injuste et affirmer, enfin.

 

Il faut, il faut sans raison et sans remords, agir et donner ce que l’on souhaite, tu es tari, tu es à cran, écarte le pied et ne tords pas les rides, le temps est aux envols et tu compteras toujours les souffrances et tu diras toujours les erreurs. Enfin, enfin, tu cherches et tu trouves, le travail est à l’application.

 

Dans le marais, dans les eaux sales, tu repousses et tu noies les cœurs à oublier, temps venu, temps compté et volé sous les branches. Plus de saveur et moins de poids, la confiance, la tension les nerfs solides, l’oubli et l’abandon, tu ne les a plus en face, tu n’es plus rien et tout attire, laisse aller.

 

Dépose et au loin laisse les images, à l’abandon. La vie avance et seul tu penses et tu retournes le gravier, les herbes, les insectes séchés, les traces effacées, sous le ciel bleu, sous la mort même, dans le pas lent et sûr des animaux, le cœur hésite et tu admires, le ciel en face, l’amour si près.

 

Rien ne tient, rien ne va, les pierres, les herbes, les épines, les fruits sauvages et l’odeur forte, un buisson de fleur et tout avance, rendez-moi, rendez-moi l’innocence, donne-toi l’oubli.

09 Août 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

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