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23 avril 2015

Comme une barque.

Comme une barque, au revoir:

De longs gémissements.

Et coupe et pique, pointe et taille, en avant, au semblant, à l’étrange. Ils sont et voient des rangs, perles sous les étoiles. On va en l’air, on va en haut, tout le bas se détaille, tout revient et on commence. En avant, parle droit, plus loin, plus beau. En toute circonstance, signature croisée, il coupe.

On tire, la sensation est d’importance, souvenirs tranchés, tu restes sur la terre, tout était une promesse, et tout diffuse et recommence. En avant, les deux plus beaux, tout à l’avance, on entaille la terre sous la lune, tout dort et tout dépasse, alluvions et sables à filtrer, tout est à traîner et à peindre.

Le toit, les murs, les voutes, les gazons, il y va au rocher, il y va. Aux sortilèges on remplace la vie, on déplace, tout est entendu, les traces et tous les signes, la vie tendue, les rêves oubliés. Tout était une promesse, bien peu en est revenu, une impatience de genoux écorchés, de mains griffant.

A la barrière, je suis en haut, ils sont en bas, tout fuse, tout se détache, les bois, les rochers, on y retourne, la vie rêvée, tremblement simple, les yeux écartés, à la bouche un fil de salive, on plonge, on plonge et ce que l’on amène est étonnant. En voici un, en voici deux, ils fusent, la vie opère.

A rêver, la voix tremblante, et tout lire sur le visage. Au Mont des Oliviers, la parure grande ouverte, un bouclier qui ne sert plus, il n’y a plus de sève, les branches se tendent en haut, vers le soleil. Pour trouver de l’eau il faut briser la nuit et pour tirer la corde il faut inventer la poussière aux doigts.

Que tout se tienne, ils sont astucieux, tout passe au vent, les grains, les grappes, les herbes sèches et ce qui reste de bois mort. Le temps est trop venu, la vie est suspendue aux rêves, à la vérité sûre, le temps est trop venu, tout est en ordre, tout est perdu, le ciel a passé sur les eaux, il marche.

Il en est à écarter les mains sur le flot, les images enlacent, il trouve un cœur pour fondre dans l’air bleu. Une aventure, longue, un sourire, furtif et en long et en court les images s’envolent. Une vie rêvée, il doit tout tenir encore, des montagnes et des vallons, des ponts, des chemins oubliés.

On est à revenir, et sur la corde on prend la récolte, le temps en est venu, presque. Tu diras tout cela, tu chanteras le reste, tu oublies le sens et tu caresses l’air. Envolez vous, envolez vous, enfants en partance, ils ont des désirs durs, des vies à rêver, des commencements, les oiseaux passent et coulent.

Coulent de longs gémissements, l’air effarouche, la main ne tremble plus et personne ne croise l’air. Et de la marche, des épreuves, du sens, de l’effort, en distinction, le tri est fait, de longs gémissements, et tout ici commence, tout consenti, sans idée, sans ligne, la chose est sûre, le temps.

Il doit passer.

05 Août 2014.    

07:00 Publié dans Musique, texte | Lien permanent | Commentaires (0)

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