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25 mars 2015

Filer l’azur.

Prendre le temps, se délivrer et vivre là, paisible au bord du temps, au fil de l’eau, au fil des jours, sur un nuage, se laisser porter vers l’horizon. Ne plus pleurer et s’en aller, loin des tourments, loin des affreux. Rire aux étoiles et embrasser le jour nouveau.

Le corps en paix, un fil de soie autour du cou, tout est douceur et volupté. Vivre seulement, sans superflu, sans jalousie et sans mépris. Boire la vie, goûter la terre et la mâcher jusqu’à la lie. Être un enfant dans un grand lit, dans un grand rire de coton blanc.

Plonger dans l’eau, et tout mouillé se relever, toutnu, tout nettoyé, boire la lie du grand secret. Ne pluscrier, ne plus sacrifier, ne plus rien dire et puis jouer au temps qui passe, au temps perdu et retrouvé,au temps si court, au temps si long. Rêver l’enfant.

Filer l’azur, en faire une voile de ciel bleu, voguer tranquille, visage offert aux mains du vent. Se gorger d’air, se rafraîchir et se souvenir de l’oiseau blanc. La bouche rouge d’un cœur si grand, d’un cœur enfant, la sève coule, nectar des îles, amour naissant.

N’attendre rien, et avancer dans le silence, dans l’espérance. Tendre la main et se suspendre au temps présent, boire sa puissance et puis renaître sur le sentier. La vie descend et elle te prend dans le sablier, un grain de sable, un grain de vie, un grain d’espoir recommencé.

Les enfants jouent, ils se détachent de l’infini, de l’ignorance, de l’existence, et ils ébauchent une aube nouvelle. Silence d’or, le temps s’installe et lave la pierre du grand pardon, eau de naissance, eau renaissante, eau matricielle tombée du ciel.


Maria Dolores Cano

22 mars 2015

pour Michel Chalandon … une résonance à :

« Oh, perdu, éloigné. I »

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Plaisir de vous lire ici
Amicalement Arlette

Écrit par : arletteart | 31 mars 2015

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