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22 février 2015

Le monde le quitte, en résonance à « Tout à l’espérance ».

Le monde le quitte, il s’accroche aux nuages, à la vie, à l’étoile. Il retient la lumière dans sa cage d’opale, le temps ne l’attend pas. Il se souvient le vent, ses cris dans les grands arbres, les fleurs sur le chemin au retour de l’école. La vie lui tient la main.

 

Dans ses yeux tout un monde, les astres en habits neufs, le sourire des enfants et ces perles de rêves qui égayent son cœur. Les oiseaux volent bas, ils embrassent les herbes et tissent leurs demeures. L’air est bleu, il écrit dans les cœurs des mots pleins de douceur.

 

La vie touche à sa fin, c’est un recommencement, une histoire à refaire, sans pierres sur le chemin. La nuit lui tend la main, les pleurs sont des cristaux tombés du ciel éteint. Ils disent le silence, toutes les peines du cœur, les eaux troubles qui engorgent le temps.

 

Dans sa main un pétale, une rose d’autrefois, une fuite du bonheur, un grand livre sans fin. Il lisse sa joue de ce parfum discret qui émane de sa main. Il donne son amour, il donne la main tendue, toutes les feuilles des arbres, leur douceur, leur parfum.

 

Il s’accroche aux étoiles, à l’eau du ciel, aux bêtes sur la toile, aux oiseaux du rivage. La mer est là, il entend son chant, ses claques sur le sable. Son cœur cogne, sa poitrine éclate et lacère la plage. De grandes baves d’écume mugissent et se déchirent.

 

La nuit avance, sa joue est sèche, ridée, sa robe dépouillée. Il vient de ces nuits solitaires, incertaines et sauvages. Il est seul sans amour, sans haine. Il est seul dans le temps. Le vent le porte loin pardessus les chemins, les haies et les clôtures. Son cœur est en voyage.

 

Dans la vase tout se perd, il entre en espérance. Il appelle le ciel, les aurores et la gloire, les chemins à venir. Il se pose et respire, il s’ouvre au monde nouveau, à l’infinie douceur, au refrain des enfants. Il écrit dans son cœur pour une germination.

 

Il déroule le temps, ruban d’or et safran, une graine pour la terre. Il nait.

 

 

Maria Dolores Cano

16 et 17 février 2015

pour Michel Chalandon

en résonance à « Tout à l’espérance »

07:30 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

En résonance
en coeur épanoui
ce tremblement
de l'espérance

merci
soleil et beau dimanche

Écrit par : Maria-D | 22 février 2015

Les commentaires sont fermés.