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29 janvier 2015

Y.

Si je suis, je peux faire encore, dire le ciel, le soleil, l’air, tout passe, et si je suis, je passe, je cherche et tout se ferme, le temps passé, la vie rêvée. Et toute au hasard, par hasard, j’y suis et j’y restais, cette lettre, y, cette lettre, quand même, quoique avec tout à en dire, rester sur place, et reconnaitre,

et reconnaitre, je suis ici, j’y suis, y être et y rester, tout y est, un univers, une joie, sans mélange, y est, j’y suis, j’y reste et je donne au ciel, au vent, à l’air cette petite lettre, cette petite clef, ce regard tendu. Quel objet, quelle figure y est, il suit, il perd, il en mourrait peut-être, il y serait

sans encombre, sans entrave, au ciel, au ciel, il cherche le vent, il tourne à l’air et un peu plus grave et un peu plus lourd, il cherche et pose un poids terrible. Toute joie, toute impression, il y est, ils y sont, ils tournent et tout monte, la chair est bien plus rare, le ciel est ouvert, tout se fond, tout

s’emballe, y sommes nous encore, y sommes nous vraiment et le vent siffle, oreille perdue, y est-elle, y sont-ils. Ils se cherchent et se posent, plus de chair, plus de vent et si peu d’air, si peu de temps entre les nuages, ils sont inconnus, ils sont en place, ils cherchent. De chair un peu moins

et beaucoup moins d’images, il reste des additions, beaucoup moins de lettres et beaucoup plus de chiffres, nombres tendus, nombres perdus dans l’air et, un, c’est le beau temps et, deux, c’est ce qui reste et je pose trois, il se pourrait que l’on enclenche sur l’éternité, enclenchée, déclenchée,

il y rentre beaucoup de mécanique, des nombres, des chiffres et des lettres, y serons-nous aux mots, y serons-nous aux paroles utiles, y serons-nous présents, ils se donnent et ils observent vraiment, ainsi posés des chiffres et des nombres, y sommes nous aux images, il y est une raison,

nous y sommes, nous, aux affaires, je pose un, je retiens deux et je compte, ainsi le vent coule, ainsi le temps est posé, un et un et deux, il reste tout à poser, il reste tout à entendre, il se cherche et si, et si je suis, j’y peux, quand même encore tout dire, sans rien dire, sans se donner, sans

se finir, les lettres une à une. En position, il manque la chanson, la forêt qui murmure et tout le bruissement qui roule dans la chaleur, on se cherche, on exploite et on tire un mot pour l’autre, une image sur l’autre, où est l’eau, où est le souffle, où sont les oiseaux, si je suis, si j’y suis, je chante,

encore un peu, et pour. Petite lettre, y, pour ce changement, un mot pour l’autre, une image dans l’autre, un travail terrible, une version entière, je monte, je monte, j’y monte, ce travail est-il utile, y manquent les fleurs, les doigts, la peau, le vent entre les branches, les feuilles, les oiseaux, le parfum.

Un pied qui, y, foule.

24 Juillet 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

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