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21 décembre 2014

Pour tout combler.

Il avance, on y va, on attache le temps, au loin la vie errante, tout attire et tout charme, il est plaisant et trace au ciel un doux frisson. Il n’est ligne, il n’est chanson où tout vire et se dépose. Ô, le temps compté, la mémoire nue, les œuvres oubliées, le ciel abandonné.

Il chante et frissonne, il se retirerait.

Il tourne et recommence, un pied, un œil, un vol de tourterelles, des yeux effarouchés, des mains sous les aisselles, du soin, de la candeur, des traces oubliées, avec obstination, des cadres abandonnés. Il se retire et tourne sur le devant, sur le loin, il déchire et frappe et quelque violence obligée, il rompt le silence, oh, mourir, courir, tenir, dormir, oh le ciel sans repos, les mains sous les aisselles et les tragédies. Et nu, obligé, il est en balance, entre tout, en déséquilibre, sans ses chansons, sans tenir, seuls les frissons perdus et l’innocence, sans rien au sens.

Oh, y voir, et tout attire et tout plairait encore, les bois, les rochers, les vallons, les biens perdus, les pierres étalées, la vie errante, pour donner un semblant et de lien et d’étreinte. Tout attire et tout plait, tout inventé en haut, tout tenu, tout rendu, les bois, les rochers, les vallons et encore, puis encore, autre chose, tout passe comme dans les chansons. Ils iront, ils étaient partis et sur la route et sur le temps, les épaules étrangement ouvertes, du plaisir et des jeux et des herbes, des herbes encore et toujours pour toujours, vertes, humides, sans rien sur la face, tout en haut tout en bas, la vie et les errances, comme celui qui montera bien plus loin, bien plus haut, bien ailleurs.

Tout ira au sommet, les yeux et le cœur, les lèvres arrondies sur chaque mot. Restant, accueille, accueille, celui qui passe, celui qui donne, celui qui doit et la vie et le jour, aux mains écartées, aux pieds couverts de boue. Le sable, les cailloux, les rochers, les monts, les sommets, tout y passe, tout y tient, un vol, un temps suspendu, une espérance, des yeux ouverts, des signes étendus, des chiffres sur les bras. ils ont brodé, ils ont tenu, ils ont grandi, ils ferment et tout commence, ils y sont au loin, il tirent une à une les branches et les feuilles, les noms gravés, les liens tenus. Le bois commence et tout murmure, irions nous, irions nous sur la vie posée, sur le temps sans espace.

Espérons, espérons, la vie, défendons le temps, tout y tient et tout plait, tout attire, tout. Chante, on entend encore la chanson lente.

19 Juillet 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

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