Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

21 octobre 2014

Ce qui part. 9/9

Plus encore, ils lacent leurs liens en chemin, en terre brisée, défoncée à la pique, au métal noir, le courant à l’arbre sans fleur, l’air passe, ils sont hagards et sans surprise, plus rien à étonner et tout à construire. Fleurs fanées, mains fatiguées, cœurs meurtris, une paupière, coulent sur cette ombre.

On en serait encore, et toute attente est vaine. Accueillons le malheur et récitons encore, demain, dès l’aube …

22 Avril 2014.

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
 

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.