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31 août 2014

Ne trace plus. I, II, III.

I

Celui là il est calme, il est posé, il est à revoir sous les branches. Dans la fraîcheur, sans feu, sans orage, sans rien devant, sans rien avant, la marche, la marche seulement, le pied posé sur la boue qui sèche, sur les choses oubliées,

sur le vent qui souffle et dérange, il aurait voulu dire. Étrange et sans avenir, sans rien sous les branches un souffle frôlant tout et déplaçant la peur, le noir oublié, la coquetterie, les mensonges, je garde les images et je force le pas,

la vie tendue, le regard clair et les bras fatigués. Le vol est en morceaux, la planche est affalée, il en vient au salut, il pleure au repos, il se tord et j’avance, tout est rempli et tout est à compter, compte et décompte et presse le pas,

le temps est tout dans ce moment, il n’y a plus de place à faire ainsi le choix du déplacement ou de l’installation, du repos ou de l’ombre qui menace, du tourbillon de l’air, du soleil revenu. Il est calme et tout avance en fuite, en raison. 

II

Il faut, il faut agir et tout reste en place, ô marcher, rêver, courir souffrir et détromper la mort qui passe, le pas est violent, la crainte est à vif, tout repousse et tout est arraché, les oubliés au ciel, et en écho sur les rochers, les pierres volent,

frôlent l’eau calme, pierres polies, pierres plates, la vie avance au ciel comblé, au renouveau, aux habitudes, une chose et une autre et la vie en avance, tout tourne, sous les branches, j’attends le calme, le frôlement aimable, les fleurs sèchent,

avance, et tire les fils, araignées et sortilèges, fraîcheur absente et le bien fait, les évidences, les images, et tout encore, tout en avance. Il est posé, il est calme et rien ne bougera, tout devrait avancer, tout est à regarder pour comprendre,

pour entendre les cris mêlés, les fleurs penchées, la route droite. Aucun effort, aucune souffrance, il est en voyage et le temps manque, la clarté, la chaleur, et l’air, lourdement soufflent, il sera midi, il sera l’heure, tout sourira, tout.

III

Évidemment, bienveillamment tout est centré dans les chansons, et tu iras par les chemins. Demain, toujours, encore, tu avances et tu trouves, tu ne cherches pas tu rencontres et le temps manque, la vue est vidée,  pour le voyage.

Tu n’attends rien et tout arrive, assis au bord de l’eau les corps se déplacent, il est temps enfin, tu ne comptes plus rien, tu es vide et tout comble ton calme et ta retenue, ô, en finir avec l’attente, tout est ouvert et tout se dépose.

Tu ne traces plus rien, tu as rencontré.

09 Août 2013.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

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