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15 août 2014

Où vont-ils. A, II/IV

A, II

Attirez-vous, voyez-vous, oiseaux sans parenté, bruit sur le dos et gorges rouges, vous êtes à l’infini les plus petites des volontés, vous fermez et soutenez un mur de lierre sombre, vous servez le temps et vous montez, vous montez à chaque nid, à chaque histoire, au temps compté, où la vie presse, vous effarouchez les enfants et vous fermez sur le retour la porte noire des inquiétudes.

Cœur ébloui, corps sans serrure, vous joignez les cieux au sol et le sacrifice à la ramure, tordus et balayés de vent et de mystère, vous êtes venus et vous contemplez, ils soufflent, soufflent, forts et durs, le drame, la guerre, l’orage.

Tout monte et suit votre signe, le vent, la guerre, la misère, tout est retenu et tout est dit, il faut entendre, et tout murmure, et tout plaint, et tout grince, le bois, les dents, les arbres au ciel. La vie tourmente, le corps se brise, il est fini le bel espoir, ils tournent et se déchirent, tout est à craindre et tout endort.

La mer, les vagues et les chansons, ils sont à craindre, tout va finir, les yeux, les mains, le cœur et l’ombre, tout est caché et tout en tension, il faut entendre la grande plainte, ils vont se battre et sans regards, une seule voix, un seul remord, ils chantent et tout détruisent, ils veulent des yeux en pleurs, des éclats, des blessures, de la haine, du jasmin écrasé.

Aux yeux, aux oreilles tout est forcé, tout est certain, la mort, les pas, les armes, ils veulent tout brûler.

Petits, petits oiseaux des branches, des troncs, des ornières, des berges, protégez les, protégez nous, ils en sont à la découverte, au mal à supporter, à la bataille, à la lèvre ouverte, le sang coulera dans leur joie et noire et rouge.

Ils aiment, petits oiseaux, la violence et l’ennui, maisons perdues, clôtures ouvertes, ils vont tout fermer, tout salir, tout reprendre et tout compter, il en manquera toujours un à table, la vie est ouverte, la chasse est promise.

Ils se déposent et tout les enivre, ils sont à la proie, à l’ombre, aux regards durs, aux mains, doigts fermés, des armes, des âmes à reprendre, des chairs lacérées, la jalousie, le froid, la faim, réclament un sacrifice, les yeux ouverts, la voix serrée.

Ils se battront, ils vous arracheront à chaque buisson, petits oiseaux perdus, ils sont, ils sont et seuls et vagues, ternes et brisés. La voix manque, le cœur est lacéré.

13 Août 2013.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

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