Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

12 août 2014

Dans ce vallon. I

Je ne pense plus dire oui, et dire, dire toujours ceci, cela, et éviter toujours, toujours de dire non, une plaisanterie simple et oui et non, l’histoire, la vie, jetées ainsi, la poudre aux yeux, dans un décor qui a une histoire, tout passe ainsi entre l’un et l’autre, tout passe aussi simplement,

de l’un à l’autre, chaque histoire est toute l’histoire, chaque vie est tout l’univers, simplement, sans aucune surprise. De l’agitation, du calme, bien peu d'aventures et puis parfois : où donc va ce chien qui passe, de son histoire à la notre et du plus petit au plus grand, le décor a une histoire

et notre histoire est sans histoire, bien simplement, comme on arrache les mauvaises herbes, la vie des anges est au fond du jardin et j’y poserai seul, mes armes, ma bannière, seulement, héros terrible, défricheur et raboteur. Tu vas, tu viens et tu inventes une variation pour chaque seconde,

tu aimes plus de notes, tu aimes la phrase longue, et plus il y a de mots, et tout est vanité des vanités, tout y retourne, en promesse de vent et en étincelles de feux, je tourne au grotesque et je cherche les feux éteints. Cette intelligence est vive, mais ces histoires méritent-elles autant, il y aura,

un soir une visite plus importante, des fleurs déposées, tout comptera vraiment, mais pour le reste, en attendant, en attendant, le vent souffle et vibre dans la toile, les yeux fatiguent à l’horizon, tout est calme et tranquille. Tout se résoudra en combats et terreurs et ils auront vraiment vécu

une grande histoire. On y passe pourtant et quand même, simplement, simplement, sans rien, sans voix, le sang se glace, ils ont peur, ils ont peur, tout lance au ciel des cris d’horreur, ils se battront et s’embrasseront, ils figeront l’avenir, frères ennemis et soutenus du plus haut,

du très haut, du miséricordieux, du plus miséricordieux. A tout péché, à toute horreur, miséricorde, où le péché abonde, la grâce surabonde et chacun frotte et fait briller, plaisirs guerriers pour plaisirs domestiques, ils se tueront pour se réconcilier, sans rien, sans rien, je ne pense plus ou oui,

ou non et en plus et en moins, tout se transformera. Tout est une plaisanterie, tout.   

12 Août 2013.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.