Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

11 août 2014

Que pour toi.

Nous sommes au moment d’une évidence, l’autre, le ciel bleu, l’herbe verte et puis voici mon cœur qui ne bat, qui ne bat, et pour dire le présent, plus qu’hier, moins que, au présent, nous sommes d’aujourd’hui et je nous aime comme aujourd’hui.

De tout implorer, tout demander, je n’ose et je ne sais plus me taire, la vie facilement, je supporte et j’y avance et je règle à la mesure du pas, le quand, le pourquoi, le peut-il être, les misères et les infortunes.

Nous supportons et pour d’autres nous comprenons, et je dis et je fais, ô, temps suspendu d’hier à toujours, une fenêtre sans œil, pour rire de l’éternité, pour pleurer de  la clôture, je suis en ce moment à dire et souffler, les noms sans plus de saveurs, les rêves oubliés, la couronne donnée, le plus longtemps attendu à l’oubli, je décompte la splendeur du soleil, le jour contenu d’un souffle bleu, d’un regard clair.

Nous sommes d’aujourd’hui et de loin, pour toujours, en plus, en avant, au présent. Le souffle mêlé au vent, aux chansons qui commencent dans l’arrière-pensée, une idée après l’autre.

Un cran à sauter pour déposer du sable et de l’herbe et y poser le pied, tout avance et tout est construit, tout en découverte et en sombres murmures.

Il y aurait eu de la vie et du sens, la route est immense, le ciel est posé et le souffle bleu se défait et recommence, un son, un autre, une autre espérance, j’en suis toujours à mon premier voyage et chaque jour est neuf.

D’une évidence l’autre, le moment est posé et je t’aime aujourd’hui comme aujourd’hui, et je te trouve encore, ici, sur le chemin, l’escalier, dans la hauteur, le regard loin porté, la bouche en avance, au devant du dernier baiser, je te donne tout, ces mots, ce temps, ces saisons une à une, le jour déposé là à la courbe du ciel, un horizon tranquille sans éclats, à venir voir, à dire plus, à commencer, et boire d’un seul œil, la clarté et la noirceur.

Tout revient, tout reprend, je te donne et tu prends et tu arraches et tu ranges, une main sur l’autre, un doigt pour l’autre, un souffle, une griffure, le pied est tordu.

En absence tout est rempli de ton retour, ton histoire, et ton attente et les jours et les nuits, tout y pense et je range sur mon chemin les traces de temps brûlé, défendu, posé là, sans risque.

Je voile et je revoile les mots oubliés, d’hier, de demain, j’ai tout caché dans le présent et je perds tout entre les pierres, j’avance et je crains l’eau froide et le soleil, ardent, trop ardent et trop haut.

Un présent pour toujours, une chanson et de bois et de pierre et un royaume à conduire, j’en suis encore à mon premier voyage et je sens les grains perdus, la main ouverte, le pied tendu, les graviers de la rive, la vie devant vers le chantier du jour.

Le ciel est bleu, l’herbe est verte, de la fenêtre au toit, j’avance aujourd’hui d’une évidence l’autre, mon cœur qui ne bat.

12 Août 2013.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

" ... que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux"

Écrit par : Maria-D | 11 août 2014

Les commentaires sont fermés.