Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

21 janvier 2014

Résonance à, résonance à Un chant si pur. Pour Maria Dolores Cano

A la mer, le cri, la mer, la mer et les étoiles.

A l’ouverture, libre l’œil, grotte à la vérité pure. Il ramasse et il tombe, une seconde, un cri. Des débris de crépuscule aux fenêtres. Maison au repos, parole d’argent, mensonge sur l’eau, il griffe, il brise. Âme en plume blonde, il chante, écume et voix de feuille. La mort, doigts de verre, erreur de poussière.

Le vent étreint, un chant en sillon, un bras au bord de l’histoire. La vague, tourne, plie, ala rota y nube blanca, aile rompue et nuée blanche. Il est parti, en pleurs, corps à la vague qui meurt. Le silence crie, roseau noir, silencio verde, silence vert, arraigado esta el sueño, racine des songes, solo en el sol nuevo, seul au soleil nouveau.

Au calme revenu, lunes anciennes. Dans la terre il prend racine, il avance et s’éprend, il avance et ment. Il cherche et se souvient, nuits d’étoiles, sa foi le porte loin. Il entend, il écoute, murmure des vagues. Alegría y blanca espuma, joie d’écume claire. Nuage, souffle d’air, loin, frappe l’épaule, et roule.

Le silence en papier, calme, une abeille au cœur. Le temps sur l’heure pleure au jardin. Les oiseaux suivent, fleuve, mer, reposés, la nuit un baiser posé sur le pied. Une plume, une lyre, une pierre dorée, l’oreille attentive, une graine roule sous l’éclat, abandon et douleur, émoi de passage.

Plus soutenu par l’air, murs traversés, oiseau au cœur sacrifié.

« Ô viens mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde ! » Le cœur une fleur que la main emprisonne. Aux herbes le ciel est un nuage d’or, un frisson sur l’eau. Il souffle, se souvient, cherche au creux des feuilles, un dessin, une larme dans l’œil. Le ciel en refrain, y los ríos se van, les eaux s’éloignent.

Le vent est impatient, le cœur repose, le fil. Ému, dans l’eau une autre histoire, l’instant clair, une voix, l’espoir des eaux assemblées. Le fil lié à la branche, es la fe del gran mar, l’espoir de la mer immense. Morir, ir y volver con la pluma en el pecho, canto puro.Un cántico. Un psaume, mourir ou dormir, un oiseau dans le cœur.

04 Juillet 2013.

10:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

http://reveusedemots.blogspot.fr/2013_07_01_archive.html

Écrit par : rêveuse | 21 janvier 2014

Les commentaires sont fermés.