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01 décembre 2013

Semé et noué et une résonance.

Semé et noué.

Et le vent en tournant cerne les forts au retour, avec incertitude, la vie errante, la liberté et le temps tremblent. Et la vue faible, faiblement diminue, ils sont à retenir le vent entre les doigts les enfants sous les branches, à plat ils avancent, ceinturés sans rien autre autour du cou.

Deux mains posées avec trop de force, l’amour même, en ce moment est violent, trop et trop encore. Au plus près, en regardant mieux, ils sont ici, ils sont là bas, ils sont en haut et en bas, et comme dans les chansons partout, partout à la fois.

En égrenant la récolte, anciennes nouaisons, jeunes semaisons, difficultés premières, tout en avant jusqu’aux dernières, au retour du calme, posés, épis éparpillés, la vie en grains jetée, tournent et se défont dans la lumière, dans le temps répandu dans le tout terminé.

ils sont en évidences ils tirent sur leurs peaux trop noires, trop exposées, le soleil détruit et peu à peu le voyage s’organise, un par un, une par une, petits morceaux et petites mèches, envoyés au vent, au temps. Les eaux, à la surface tout est posé, tout accueille les ramures, les voiles, les vêtements.

La vie sur cette terre, pour les hommes détendus et les enfants sans attaches, et l’amour bien sûr, bien sûr, trop violent. Je meurs vous le voyez et quelque violence qui m’oblige sans cesse à rompre le silence et si devant, devant vos yeux je ne perdais le jour, jamais vous n’auriez su que je le perds d’amour.

Et tout cacher et tout craindre et fuir toujours plus loin l’ombre des sentiments, les bleus sous les paupières et l’odeur. En remettre  toujours un peu sur les yeux, un peu sur le cœur, la confiance et les chansons et essayer de dire tout et s’en faire accroire et sur l’infini et sur l’éclat, en toute gloire on est porté, on est. 

On entend tout, on voit tout, on se dit tout et tout est posé, les doigts, les cœurs, les épaules et le regard clair et nu et les chemins vers les pentes arides, au ciel au vent, au caillou, fêtes écartées, rires avalés, ils se tournent, ils se cachent et tout serait à recommencer.

Dans la pente, vers le ciel, vers l’éclat, le jour et la ferveur des souvenirs, les images mêlées crèvent en bulles et défont la surface. Il reste bien plus de sauvagerie que de douceur et de patience. A la surface ils sont, ils sont effondrés, ils sont épuisés étrangers en tout lieu et absents sur chaque terre. Le bien reçu et dispersé, les abeilles aussi meurent de soif.

Il force, il espère, il court sur le chemin et il grandit, tout est à détacher et les phrase et le temps, tout est à séparer, il ne devrait rester qu’un peu de d’espoir et quelques grains d’amour au feu du soleil.

Et essayer de dire tout et de s’en faire accroire, les sentiments forts, les rougeurs et les rires, la chaleur brûle les peaux trop noires, oseront-ils encore cerner leur temps passé, tourneront-ils encore leur cœur vers le partage, au massacre ils sont et au déchirement.

Aux pentes arides, au ciel, au vent, aux cailloux, les têtes écartées, les rires avalés, ils se tournent absents sur chaque terre, les pouces aux aisselles.

21 Août 2012.


Résonance  à « Semé et noué »

Le vent est de retour, il est de solitude, une errance sur la dune. La liberté est sur la pierre. Les enfants sont au ciel, ils chantent des louanges. Sous les branches, dans le soir ils avancent, nus, des fleurs autour du cou.

Leurs mains sont des refrains, une chanson d’amour, une écorce d’orange au gout de sucre roux. Ils sont ici et autre part, ils sont sur le chemin, le cou criblé d’étoiles.

Les moissons sont de l’or, la semence en chemin, dans le mouchoir un grain. La vie brise le couchant, les épis sont couchés, la lumière est jetée dans le lit des moissons. Le blé est couronné.

Ils sont un soir d’été, une douce vérité, sur leur peau de luzerne l’amour est un pêché. Le vent les tient dans l’ombre, leurs corps sont sucre d’orge, ils réinventent le monde. Ils sont nus et sereins, le soleil sur l’épaule.

Les hommes sont des enfants, ils sont de pierre et d’ombre, de la terre des anciens. Dans leurs mains se tient l’aumône, cette fille gracile trouvée à fleur des îles. Le silence se taire, il a les yeux éteints, l’amour est un mystère.

La peur et le silence, la fuite des sentiments, les cernes et les aurores, les nuits blanches en chemin. Le cœur en bandoulière, offrir la souvenance des grands soirs de satin. Dire le mot, le décrire et l’écrire sur la peau.

Ouvrir l’œil, les deux, et se dire l’orgueil qui frise au coin des yeux. Le doigt sur la poitrine, fouler l’herbe et les champs, le ciel sur les épaules et l’amour des amants. Le rire est aux étoiles et le cœur aux serments.

Dans le creux de la vigne, le vin rit, il est prosternation, il est le souvenir, les images dans le cri. Le monde est barbarie, la douceur est absente. Sur la surface de l’eau le poème s’inscrit, en ocre et en ami. Les pierres et les semences glissent entre les stries.

Il est ami des pierres, il croit et il espère, il marche sur le chemin. Il griffe les mots de terre et les panse de la paume de sa main.

Il se tait et il pleure, il pense au temps d’hier, aux sentiments défunts, les rires et les pleurs et la peur de demain. Ce cerne de l’hiver qui garrote l’espoir, le temps des solitudes et les vertes années.

Le vent est un malin, il glisse entre les doigts, ils sèchent les espérances et griffe les lignes de la main.

Maria Dolores Cano

23 novembre 2013

15h03

10:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Une résonance est une sonorité,
une émission de lumière partagée.

Merci
et beau dimanche de soleil froid....

Écrit par : Maria-D | 01 décembre 2013

Les commentaires sont fermés.