30 juin 2009
Au bord des cendres, il accumule et il déploie. 4/7
Il est monté au rebord de la fenêtre et chante : les nuits sont froides et pleines de sursauts de lune argentée, de ficelles tendues au poids, en poids, une cage, un fardeau, une volonté sans faille, il tire sur les fils et donne un tour. Il a grimpé, un soupir plus un autre, une ardeur nouvelle et argentée, une inscription dans le décor, dans la sombre chambre, en attendant le jour. La nuit est plus froide, l’argent plus pur, le fil tiré, tiré, et reconnu, entendu, perdu, éblouissant et calme, son silence suivra.
27 Avril 2009.
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29 juin 2009
Au bord des cendres, il accumule et il déploie. 3/7
Il engrange sur le dos, sur le dos il connait un vrai supplice : arrêtez vous et montez au balcon, suspendez le regard, donnez des nuits noires et froides et commencez, il faut reconnaitre ce qui est connu, il faut fatiguer la bête, il faut assommer les fantômes.
27 Avril 2009.
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28 juin 2009
Au bord des cendres, il accumule et il déploie. 2/7
Il témoigne, il témoigne, il est seul, le seul, d’un désir fervent, d’une ardeur agissante, il reconnait et ploie sous la tendresse. La lune est levée, le froid est revenu. Il entend, il chante dans l’inconfort, le temps est suspendu aux illusions toutes grandes, la peur partout, et le châtiment.
27 Avril 2009.
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27 juin 2009
Au bord des cendres, il accumule et il déploie. 1/7
Il est perdu dans la forêt des poussières, dans le grand rire tendu sur le fil, sur le fil, sur la reconnaissance. Etendu, il parle et enchante : venez, venez, entendez, écoutez, voyez, sentez, il parle et il écoute. Aux blanches certitudes il tend un miroir au tain d’argent de lune, au fond, il inspire, en fond, il inspire, et il donne le langage, le langage : l’amour tendu, offert.
27 Avril 2009.
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26 juin 2009
Ces gens ensorcelés.7/7
Le cœur épanoui, ils viennent au combat, ils viennent à l’absence, ils cherchent des cailloux et trouvent du sang versé sur le chemin, perdus dans une souffrance à faire pâlir et mourir les plus jeunes. Ils sont perdus, ils sont posés, ils meurent sur le bord en tas, sur le point nommé dans l’azur et leurs enfants les tiennent et ne comprennent pas.
24 Avril 2009.
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25 juin 2009
Ces gens ensorcelés.6/7
Ils se tiennent les mains, ils se reconnaissent, ils sont à inventer et ils sont en marche, en présence, en angoisse, en rires. Un peuple de gens simples attend la conclusion. L’histoire dure, le poing levé, ils jurent au très haut : je suis abandonné, je suis en suspension, j’attends, je meurs et rien ne change et rien ne bouge, ils se croient et enfants et héros et martyrisés et frappés d’infamie et joués au dé d’un doigt nonchalant, d’un supérieur dédain. La vie est en avance, au calme naissant ces hommes dansent sur un volcan, ils comptent la fumée, ils décroisent les doigts, ils arrachent le bien.
24 Avril 2009.
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