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20 avril 2008
Du sérieux. 3/6
Ils rampent dans l’incertitude, ils arrangent la confusion, ils se répandent sans aucun doute et arrachent des cris au front, à la rosée qui gèle, au regard perdu, ils boitent et se traînent et finissent sur les genoux, sur le pied, sur la fièvre, dans l’air perdu, sans raison, sans voir, sans donner et sans prendre, dans la confusion et le silence, la vie s’échappe et ils avancent et ils finissent le retour sur eux, sur tout. Ils sont mangés par les cailloux, par les erreurs, les complaisances, les yeux perdus, au retour, dans l’espace, la pente est lourde, le chemin dure.
15 Février 2008.
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19 avril 2008
Du sérieux. 2/6
Les meubles ont tourné, tout est en place, le chien avance et ils recommencent, les bâtons frappent le sol, les graines s’enfoncent sous la peau, le poil est noir et brille, le chien avance et ils ont battu la campagne, les yeux ouverts, les yeux bien grands, ils suivent et chantent sous le ciel, le chien est en avance, le soleil est levé, les branches frappent le visage, la maison a tremblé, les cœurs sont réjouis, la vie avance, avance.
15 Février 2008.
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18 avril 2008
Du sérieux. 1/6
Des coups sur de l’utile, la vie coule, ils vont et viennent, leur confiance est sur le dos, où le poil brille, où passe le regard, ils sont deux, voleurs, géants, ils frappent sur la route, le pied, le bâton, le sol, de meurtrissures, les graines s’enfoncent sous la peau, de déclarations, de renouveau, les meubles tournent, ils suivent un flanc noir, le chien est en avance, ils suivent et recommencent.
15 Février 2008.
10:10 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
17 avril 2008
De silencieux tremblements.
Brasille, scintille, le temps vient, parfumé de rosée, escalade le monde et dore le cœur des champs et des saisons. Dore et recommence et parfume le cœur des choses et du temps et compose sur la main une chapelle de claire lune, un vitrail de jour et de feu.
Il est posé sur l’œil et cligne sur le coin, le grand tout, et le reste, la félicité, et le grand amour et la grande joie et les fraîches nuits et le sourire clair : ils se déposent et recommencent et rivent sur le front des fleurs et des embruns et de silencieux tremblements.
Nos efforts sont violents, sur le cœur, entouré et pris sur le regard et affranchi dans l’onde et baptisé au jour et pris sur l’ardeur, ils composent le monde et chantent pour les fleurs et sur les cailloux.
12 Février 2008.
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16 avril 2008
Un rien et des yeux. 6/6
La suite, la suite, les riens serrés, les liens rompus, le sang en haut, le sang en bas, les traces, de la peur sur l’herbe, des regards sur le corps tendu, sur les aveux, sur le manège, sur le martyre. Sans retenue, sans tapage, ils composent une apparence, un rien cachée, détendue et ouverte. Ils avancent et recommencent, la vie est lente, lente, lente, les bras sont chargés, les mots sont rares et appliqués, la vie avance, la vie avance et le désespoir est entier.
12 Février 2008.
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15 avril 2008
Un rien et des yeux. 5/6
Le repos, le regard, le clair effarouché, le grand se mêle et contemple et finit d’un bond sur le dos, sur le temps, sur les pattes, sur la serrure. Ils se fourvoient et recommencent et tirent sur le pied, sur l’eau, ils n’ont rien fait, ils n’ont rien dit et la frayeur est en avance, avant la nuit, avant le temps, avant ce qui viendra, ce qui sera, avant le désastre.
12 Février 2008.
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