Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

03 septembre 2015

Changement.

Le 22 août 2015 , à 9h30' j'ai glissé ici.

 

17 août 2015

Comprendre, oh, de rouge vêtu.

Il ne sera vêtu que rouge, il ira au devant d’eux : et noirs et blancs.

Fleurs enlacées, devant, sur le côté, ils sont attachés et ensemble donnent et regardent, posent encore une question, la même, encore, pour toujours posée, l’absence, les regrets, les remords, les souvenirs et les choses oubliées, où est l’absence, où sont les morts, où posent-ils.

Sans être effarouchés, sans, être suspendus et regardés, au flanc, posés sur rien, en haut et tout bas aux enfers, dans l’ornière, face aux pierres cachées. Descendues et remontées, à polir, à poncer, à croire et reformer.

Pour y tenir encore, pour y entendre les blessures.

Morts nouveaux, perdus, absents des regards, au tombeau descendez et remontez pierre après pierre, gravats sur gravats, étrangement tordus, ensemencez le sol, fécondez les ondes, morts nouveaux, oubliés, blottis aux cœurs pensifs.

Ils penchent, encore les saisons, du sable aux oreilles, du feu dans les entrailles, percez le ciel bleu et posez au devant, cœurs envolés, regards perdus au loin. Toujours il se demande, la difficulté d’y être, le loin est loin et l’herbe est verte.

Et tourne, tourne toujours là, la chanson des saisons, de certitude, de rectitude, de songes sans efforts, du fleuve qui coule.

L’eau passe une seule fois, l’ennemi en attente sous le sable, avec les élans, les caresses, les images de tout, du temps passé en révolte calme.

De rouge dévêtu, de candeur et d’orages, toile de lune et de soleil, le silence sous les branches, oh, les branches dans l’ombre toujours restent.  Attends, attends, tout tombe, tout est posé au bout, au bout, corde et pendu, et boite sur la table. Le rouge n’est pas mis, la peur est en partage.

Il demande et il n’interdit rien, il avance et compose un chant, d’autres disent plaintif, pleurant et soupirant, où sont-ils donc envolés et enfuis absents, sans secours, ils sont perdus. Au regard, au lointain, la vie accroche, chiffon rouge et nuages au cœur, ils se donnent et interpellent.

Bonté sucrée, peur déposée aux branches, les oiseaux entendus, suspendus emportent âmes et cœurs et souvenirs dans le ciel bleu, dans le soleil, oh clarté vive, rayons tranchants la certitude. La route est droite, les morts nouveaux penchent à l’ombre, descendent et reposent.

Vivants, venez et rapportez les pierres cachées, brassez, croissez, multipliez, les comptes et les questions, songez, songez encore au-dedans, au fond, à l’intérieur. Le cœur est amené, la vie est reposée.

Absents nouveaux et sans noms vous remplissez les yeux, vous écartez les ombres, vous êtes devenus.

Vous prenez le temps, le cœur évanoui, la liberté féconde le temps, les mensonges, irresponsables, irrésolus, soutenus et tordus, vous arrachez les pierres et les larmes, jour de colère et jour d’horreur.

17 Juillet 2013.

07:22 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

13 août 2015

Franquevaux. II

Seulement, étrangement, avec courage et sans rompre, sans espérer, le temps passe, tout coule et tout te conduit, tu passes, tu penses et tu embrasses, un effet, un rayon, sillon profond, cœur ouvert, chair aperçue et gorge en attente, noire et obstinée, ne rien espérer et tout attendre et donner,

mordre l’air qui passe, la fraîcheur écoulée, les objets et les rires, les jeux et l’enchantement, et sauvagement, sans cesse, tout y tiens, tout y viens plus ou moins, il retient, il retourne de jeux en rires et d’évidences en saisissements, le pieds hésite un peu, temps suspendu, bonheur éblouissant,

sans mélange, sans trouble, les cendres sont en bas, tout coule au ruisseau, ils ont mesuré un arbre, il pèse le poids de sa hauteur, tous trahissent, ils accusent fils et filles, folies perdues, courage abandonné dans les traverses, sans soutien, sur le devant, au-devant, en avant, tout tremble,

un pays, on a choisi, tout est engrangé, le plus petit, le plus simple, mais à la fin, ils demeurent sous l’arbre le plus haut, effort envolé, cave nettoyée, ils arrachent des pans d’écorce, ils liquident des litres de résine, oiseaux rompus, un chant au nez, cœurs envoyés, au sourire, ils sont abandonnés,

sans courage, tous lisent le pouvoir, ils se le doivent, puissante réflexion, mon arbre est haut, la tour est immense, et je suis sans mesure, je suis du poids de la résine et je chante en haut, vous en bas, attendez et venez voir, tenez et attendez, et il sont ici, laids et faibles en esprit, et sans fond,

lourdement, une faute et puis une autre, ils traînent et nous les abandonnerons, ils sont, et je suis les arbres sur le chemin, tout finit et tout meurt, la joie, les rires, les jeux et les malheurs, un temps qui mouille et un temps qui enchante, un temps qui trempe et un temps qui détrempe,

peintures et couleurs, chevilles étendues sous l’ombrage, l’ouvrage à rendre, les charges à tenir, la vie à protéger et en écho, la pensée, les images là-bas, plus loin, la même goutte attends la fin du temps, je suis suspendu et sans hésiter, je ne fais rien, j’attends et tout te tiens, tu es enchanté

et enfin, tout est à faire, tout est à dire, sans trembler, sans attendre, on pense, on imagine, goutte suspendue dans les âges et tu tiens et tu regardes tout, et tout, de tout tu souris et tu te donnes encore un flot, encore des paroles, de la grandeur, de la noblesse, ô, les grands arbres, ô,

les oiseaux, tout passe, tout glisse sous les branches, l’air frais, tout y passe et sûrement, certainement, fermement, dire, chanter, proclamer, temps qui mouille et temps qui enchante, que tout y soit, que tout y dure, le charme et le désir, les épaules, la main, nues, des joies à venir, des dangers,

des rires, bouche ouverte, sans fêlures, que cette joie, cette joie, demeure.

16 Août 2014.

11:31 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

07 août 2015

Franquevaux. I

Si on se mêle, si on y arrive, si le destin ouvre les portes, il y aura des flots, des flots de roses et de cailloux, pierres posées, lustrées en robes fines, en mains levées, en armes, arcs et outils, soleil, rosée, larmes oubliées et devant et derrière, une espérance et la voix toujours venue, toujours,

tenue, sans rames, sans fêlures, sans rien autour, pour simplement, simplement, dire le moment et je pense, en ce moment, il y a une image et il y a le temps, le charme, fort, j’hésite, délicat, forte délicatesse, à point nommée, corps perdu, il faut, il faut ouvrir les bras et les fenêtres et libres,

enfin, ouvrir tout, tout, à la brise, au vent presque trop frais, ailleurs, avant, pendant, on disait aussi : et léger et ravi, si on osait encore la danse, pour tout saisir, pour tout dire, ah, renaître, parfum léger, parfum fleuri, tout est léger, léger et pomme ronde et vent léger, tout léger, outils posés,

au jardin chaque jarre est vidée, ils s’amusent, ils s’enchantent et coulent, coulent, les larmes, la joie est immense, la terre, la terre hors des jarres, hors des tonneaux, raisins mûris, cœurs oubliés, il y a une envie de plénitude, je chante, je dépose, à tes pieds arbre, les crins, les dents, les os,

les chevaux sacrifiés, cœur amoureux en ouverture, et tout à la joie, tout au calme, on espère, on donne, et on conte le fil de l’air et la brise fraîche qui coule, tout roule, tout coule, tout embrasse et rendu, et sorti, et tiré en haut dans l’ombre encore claire, il y a un abri de ciel voilé, calme et léger,

sans amertume, sans drame, sans peine, sans regret, pour pouvoir dire j’ai tout compté et je pardonne et je donne du temps à l’âme, dans le calme et sans regrets, du charme enfin et du rire, de la résistance, la roue tourne et tout j’embrasse, je sers, je vis, je chante et tout commence, ils sont,

en leur haut, tout demeure et les plus grands, les moins jaloux sont en avance, et aussi loin et aussi seuls, encore à regarder ceux qui mesurent leurs arbres, leurs toitures, tu te dresses et tu regardes, le ciel calmé, la rive large, les arbres et les oiseaux, ombre et silence, une trace, un ciel venu,

un grand début et des frissons, des frissons sur la courbe, ils passent encore et glissent et les grands, grands, oiseaux les ailes blanches, en bec et griffes, ils useraient et courberaient le toit envahi, l’arbre très haut, au souvenir, au charme connu, ils chantent, ils donnent, ils brillent et tout ensemble

ils mélangent les moments, la liberté légère, et tout en ordre, tout en rang, toutes toiles dehors, il y a comme, comme, des désirs de chaleur, des envies d’explosions, des joies à venir, des dangers éloignés, des rires sur les bouches ouvertes, ils nettoient les tuiles et mesurent leurs arbres, ciel,

vent, fraîcheur, liberté, légèreté, sans rames, sans fêlures, que cette joie, cette joie, demeure.

16 Août 2014.

08:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (1)

03 août 2015

Tout passe.

Un aboiement, tout passe, tout passerait, et je ne me lasse, sur l’eau tiède, des reflets, des éclats, la nuit quitte le jour, des cœurs émus, des sons pensés, ils tirent au loin et rament : les bateliers, barque dorée, ombre précise, au flanc, au tronc, à l’âme sans atours, aux corps emmaillotés,

aux mains enrubannées, ils filent la tendresse et boivent de longues gorgées, eau sucrée, eau tranquille, aux rames la splendeur et tout tire sous le vent, dans le soleil, corps émus, mains tendues, tu te retires et tu contemples, dans ton coin d’ombre, le plus facile pour éviter la mort, tout tirer,

pour entendre les fleurs des aubépines loin, aube et peine, tout bien mélangé, une espérance, une révolte, des mots pour beaucoup d’autres et des tensions, des larmes vives, la joie est brûlante, les corps sont durs, ils tombent et relèvent, ils dansent et s’emploient utilement, sans rudesse, le tendre,

le posé, le sensible, il est au premier banc, il rame vers la rive, épaules nues, mains dorées, tout tient au cœur, le sens du courant, le fil de l’eau, bois en main et couteau dans la poche, affuté et sensible, lame de fond et arme blanche, tendues, tendues, une espérance : la vie est encore à commencer,

sans rien attendre et sans voir, les sens affutés et avec courage, la mort est loin, les pieds glissent dans l’eau, sur les planches noires, sur le sable, dans les rochers, ils tournent et invitent, cœurs à donner, corps affolés et tout en envie de se dire : désirez moi, soyez ensemble, blancs et noirs et blonds

et charmants, sans nuages, capitaines et bateliers, vous êtes à jour, la rente est versée, sans ombre, sans toit, sans rosier et dans les aubépines, ils sont attendus, ils y sont, ils tournent et tranchent, fil de lame, couteau à briser, je reste là et je réclame, cœurs amoureux, corps éloignés, lame à trancher,

ils tournent encore et je refuse la main, le pied, le corps et l’âme à dire et dire encore, je suis ici et je vous tiens, vous y êtes venus et enlacés, dans le bateau, sur les marches, dans la pente, sur la rive, au sable, sous le vent, les cœurs échappent, la voie est libre et à son élan tout encore et tout

encore, on tranche et vivement dans le soleil, dans le vent, dans la peine encore vive, sur le devant, dans le soleil derrière l’ombre, tout chavire, le bois, les rames, les sacs, le linge tout à la ligne, tout au cordeau, on trace au jardin un rang de persil, et soif immense et intensément du temps on devine

le goût, un peu de sel sur la paupière, le vent le tient, il est absent, il tourne fort, une image pour une autre, dans ce jardin et au bord de l’eau, ils rament et coupent, soutenez, soutenez, il faut accepter et compter, la vie, la joie et tout ses entourages, sur le devant dans le soleil, l’été sans fin,

il fera beau, en soif, ils chanteront les bateleurs, les jours comptés, les raisins mûrs et tout cela vaut le dernier, le fil du temps, le grand courage, respirez, accélérez, il fera beau au vent, au large, en reflets, en éclats, un aboiement, tout passe.

16 Août 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

30 juillet 2015

Saison absente.

Au tout absent, tout absent du monde, tout est vaincu, d’un temps à l’autre, des fleurs en tout, pour voir et pour entendre, je suis au bout du cœur, je viens de l’autre rive, les rayons et les pointes, les yeux cernés, la bouche ouverte, tu es levé, tu es écrit, tu rentres, tu sors, tu forces ton habitude,

d’une saison à cette certitude, tu chantes encore la raison, l’air est froid et on chante, j’ai mal dormi, je suis au bord de la route, dans le temps, une fresque de joie, la peur immobile, j’avoue un pied pour l’autre, un souvenir de chenilles, d’oiseaux morts, d’insectes desséchés tenant aux joncs,

tout au vent se balance, un souvenir au regard clair, la bouche couverte, une main pour trembler, un genou pour ployer, il bouge, bouge le ciel de la reconnaissance, tout tient, tout tord, tout arrache des éclats à la lumière, les herbes séchées, une saison voilée, le cœur, les nuages, l’air, le haut,

les plumes tournent, tout est accroché, et tire un peu du fond de l’âme, les voiles légères, des outils rouillés, des fruits entassés sous les arbres, on dirait tout, ces choses, les fruits pourrissants, les arbres trop vieux, la tête vide pour accueillir la lumière et le sens de toutes ces choses, pour comprendre,

le corps changé, l’allure solennelle, je tiens à moi et je dépose au long du jour un temps vaincu, une vie certaine, à l’ombre les cailloux, ailleurs les évidences, le chantier et le bruit, les outils, tout se tait et en silence résonne, au jardin courbé, tout est en place, tout est sur le tard, en abandon,

en choses mortes, les fruits, les corps éloignés, la bataille en tout, et tout  seulement, le sens, le doigt, la main, le bras, tout indique, il faut, il faut aller devant, aller là-bas, courir encore et arracher les voiles, l’errance, ce qui nuit, gène, la vie, le jour, la soif, un monde oublié, de solitude et obscurité,

il faut, il faut voir plus loin, le changer et le toucher, au jardin clos, les yeux ouverts, le froid, la fin des choses, et tout achever, arracher, au loin pour lire, entendre, et dire, dire, toujours la vie, l’amour, le calme, le repos, il vient, il va et tout tourne, je viens de l’autre rive, j’ai franchi un horizon,

ce que je compte : le sens, l’âme dans le froid trouvée au matin, les yeux saisis, la bouche ouverte, et dans l’ombre : les cailloux, et dans les mains : l’eau claire. Il faut, il faut avancer et retourner tout devant, au tout présent.

 16 Août 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (1)

24 juillet 2015

Si c’est.

On gagne vers la profondeur, on perd vers la légèreté, je tiens, je viens, je tourne et j’éloigne, sincère et plus encore, tout en dedans, tout à l’avant, posé, serré, tenu. La feuille, la branche, on vole, sous le vent, on est ravi, charmé, cueilli, pointé, tu es en charge, tu es en haut, tu hisses la

voile, le drapeau, la bannière et contemples, tout flotte, et danse, le vent au vent, tu souffles les doigts, tu sais, tu tiens, tu voles et chaque moment, chaque, chaque tu es en rafale tu es à dire et à faire, sans bouger plus que le doigt un après l’autre et un cerceau de doigts écartés cercle

le vent et tu souffles, briseur de rêve, racleur de songes, fleur perdue, toile tendue, tout flotte et tu commences, tu ne refuse rien et tout tu chantes, tu vibres et tout tourne et en tourbillonnant tombent, tombent les feuilles, pour la saison nouvelle, les fleurs envolées, les traces perdues,

les cœurs oubliés, ô, les yeux croisés, tu reviens et tout vibre entre, les doigts ouverts en cercle, le vent souffle, entre, et tu sors et tu te tiens sur la route, en chemin, fleur envolée, cœur croisé, pied oublié, regard égaré, croix en avant et tout te tourne et tu te penches et tu n’hésites pas on avance,

on avance, on y tient, on y va, le vent, le vent et tu chantes la légèreté, la profondeur, le temps passé et tout ce qui revient la joie surtout, après les batailles et puis le temps passé, perdu tout est à oublier, tout est perdu et sensiblement tu te décides, tu arracheras, tu tordras et le nez et la bouche,

les mains, les pieds, le corps ni nu, ni vêtu, oublié dans la solitude, je tiens, je viens et tu voles, vent perdu, cœur éloigné, poitrine soulevée sur le devant, dans le temps qui monte, dans la vérité établie, les petits restent petit et un cœur éloigné reste bien loin sur le devant, il reste le temps,

perdu de solitude nue,  de fers cloués aux murs, pieds trop lourds et inutiles, profonds et légers, dans le devant, au loin, sur le chemin la tête roule, le cœur soupire et tu chantes la nuit, le jour qui peut, qui peut et la peur et les jambes et les yeux perdus, pour encore et encore, oublier et trembler,

comme si le froid venu la saison changée les mains délaissées, les cœurs effacés, la vie tourmentée, on faisait, on fait et tout du temps tient tout à cette mesure, cheveux au vent et tout légèrement se déplace, cœur perdu pieds croisés, tout tremble et rien ne s’accroche, le froid, la clarté, l’air au passage,

au passage, doigts écartés et cercle pour la mémoire.

15 Août 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

19 juillet 2015

Cherches-tu.

Tiens-tu la perche, tends-tu le bras, il tourne, il tourne et passe au chemin le sans courage, le perdu qui tremble, tend le bras, tiens la perche, l’air est froid, comme si on avait mal dormi, comme si on n’écoutait pas, comme si toutes ces histoires étaient bruit et fureur, à résoudre dans le silence,

 

oublies-tu, cherches-tu encore et puis encore, pense : l’air est frais, le soleil haut, orient invisible d’un occident lointain, tiens-tu, vois-tu, sais-tu, un orient invisible, un bras tendu et un chemin, on tourne, on évite, une hésitation, un tremblement pour ne rien dévoiler, et un bandeau sur la lumière,

 

l’air est frais, la main au bout du bras, tendu, on avance, un à l’autre, tout regardant, tout mêlant, la vie, la mort, les certitudes, au rocher, au vallon, dans la pente, dans cet escalier, les voiles sont levés, ouvrez les masques et contez vos errements, habitudes certaines, certitudes de loin venues,

 

et on applique et on attend, un pas, un pas encore, de l’un à l’autre, pour oublier et pour reprendre, la main pour toutes choses, corde nouée, éclat de rire, il faut franchement se retourner, pour faiblesse, pour ardeur, un océan de raisons mortes, sur le devant le sable, le sel, qui tournent au ciel,

 

oiseaux et une vie qui passe en tremblant, à chaque regard, pour chaque parole, cœur oublié et pied meurtri, une sensation, les idiots avancent et les plus beaux sont en avant, un pas encore et ils seront tous plus beaux que leurs mères, une insulte familière illustre le jour venu, on court à la visite,

 

on avance et on écarte, les branches, les cailloux, la route est longue et on bifurque, langue fourchue, œil en avant, on souffle, on racle, la terre, le sable, les feuilles esseulées, tout brille et tout enchanterait, les idiots passent la main tenue, le cœur serré, la bouche ouverte, ouverte, et salive,

 

respire, tiens-tu, vois-tu, meurs-tu, on échange, on croise, les yeux, les dents et la bouche ouverte, cœur fermé, on insulte facilement, sans joie, sans plaisir, cœurs oubliés, mains ouvertes, pieds tordus, la vérité est en avance, tu tiens ta perche, tu tends ton bras, tu tournes, et passes au chemin

 

sans courage, perdu qui tremble, tu tends le bras, tu tiens la perche, l’air est froid,  comme si tu avais mal dormi, comme si tu n’écoutais pas, comme si toute ces histoires, de bruit, de fureur, réglaient le silence, tu oublies, tu cherches encore et puis encore, tu penses, l’air est frais, le soleil,

 

haut, l’orient invisible, tu es d’un occident lointain, tu tiens, tu vois, tu sais, à l’orient invisible, un bras tendu et un chemin, tu tournes, tu évites, une hésitation, un tremblement pour ne rien dévoiler, pour trembler à chaque regard, pour chaque parole, cœur oublié, pied meurtri, illustrent le jour.       

                        

14 Août 2014.

19:37 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (1)

15 juillet 2015

A couper.

Sans points, sans traits, sans ratures, tu te disperses et tu arroses, ô douceur lente, ô joie retenue, tu coules en choses sûres, en champs ouverts, en doigts écartés, pour ouvrir un gouffre dans la lumière, pour saluer la peur et vaincre les nuages, la certitude, il est si triste et recommence,

sans voir, sans entendre, sans parler, sans fleurs à son jardin, sans rires sous ses pieds, figure forcée, un chemin dans le pays, des tessons abandonnés, tout entrave et encombre, en soi, dominer la vie, la mort et les éclaboussures, souliers jetés, lacets au vent, tu es posé sur le devant, tiens-tu

en toi les cordes et les manches, pieds tordus et souillés, tu ne marches plus, engendre, engendre des cadavres, poses déposes des suaires, des linceuls, serpent tu meurs, dans ton ombre, tout ruisselle, une coquille, des yeux perdus, des figues gonflent sous la pluie, on laisse venir à soi la pire

des choses, on cherche, on tourne, on établit, les plans sont résolus, la vie est arrêtée, je vois, j’entends, toutes ces choses et leurs noms sous les pierres, tout est sale, tout est prévu, les corps, les dents, la peau tout est arraché et l’air disperse, tout aveu est dérisoire, sans points, sans traits, sans

ratures, un temps sans vague, sans oubli, une pensée pour un pauvre mort, ils sont partis ils sont au loin et on torture et on se donne du cœur à oublier, des ruisseaux à contempler, sans rien autour, sans grandir, sans, douleur de pierre et regrets de verre, tout à briser, tout à comprendre, la vie,

le sang et le reste, on oubliera les larmes, et tout donner, tout prendre et attendre, attendre, un jour de jugement, un jour de fête, des boucles aux souliers, des cheveux sans force, du vent dans les branches et le linge, mouillé, séché, les oiseaux passent, et tout dire, sans points, sans traits, sans

ratures, sans raison, sans repos, sans projets, sans armes, un massacre pourtant, des os brisés, des yeux de fou, et de la musique, et tout y passe, une note après l’autre, de la volonté, du courage, de la vertu à joindre à la certitude, le temps est clair, la route brille, tout est forcé, tout est

arraché, la main, les yeux et les herbes sauvages, graines et foins, paille perdue, odeur de bois et de bataille, on arrache, on brûle, on souffre, on évacue, tout est brisé et tout y est, le chagrin, la chaleur, l’oubli et le pardon, on avance, on croise, on recommence, on est en face, et on demande

et de tout on veut recevoir, le jour, la nuit, au matin, on compte et on soupire, donnez moi encore, je vois, j’entends et plus rien ne se pardonne,  je veux et je retiens, je ne veux rien perdre, et tout cela tourne et encombre.

13 Août 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

12 juillet 2015

Jon.

19:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

08 juillet 2015

Bouche ouverte.

Tu veux partir, la bouche ouverte aux raisins sales, les raisins tombent, ils se dispersent aux oiseaux nourris, aux cœurs éloignés, sur le rebord, sur les côtés, tu cherches et tu entres en agonie, en déraison, en oubli, en cornes noires et tu défends le bien pour toi et le mal pour tout le reste, pour

essayer, pour revenir, pour avaler, les raisins sales te dispersent, et t’accablent les fleurs oubliées, sans avenir, une branche meurt et tu insistes, le cœur éloigné, sans rien autour, en dedans, en dehors, la suite tourne et tu blesses, une longue journée de fête, un jour de fête, ô, vermine,

je sais, je respecte et je méprise, en retrait, la petite : oh, vous savez, Maman, était très belle et moi, je suis, comme Maman, en chapeau, il butine sa coupe rose, des ballons, de la mousse, le bon garçon prêche l’amour universel,oh, et toi, on te laisse à ta longue agonie,longue, lente, silencieuse,

abandonnée, tu peux partir la bouche ouverte, oh, vous savez nous sommes ici, et pour longtemps, le reste est sans importance, fleurs oubliées, joies enfoncées, je retourne et je tire et sur la peau et sur le cœur, bien vieille et toujours si petite, fille et belle des jours sombres, jours

de fête et de déraison, sur l’autel, dans la boue, dans l’ombre dure, dans le reste, tout tourne et je t’oublie, sans regards, sans mots, sans tendresse et puis plus rien, un volet vert, un volet bleu et tout bouge dans l’air, tout passe, le rare, le régulier, les choses simples et je te force, longue,

longue agonie, seule, seulement posée, les pieds dans la boue, dans le temps, tout est cassé, tout indispose, les roues, les dents, les oiseaux, les fleurs, et tout piétine et tient, la soif, la peur, les raisons vaines, sans objet, sans adresse, un charnier de chiens oubliés, des brins d’étoiles, des cœurs

en feu, en avance, dans le temps. Il est venu, il viendra, et tout il piétine, le sens, le partage, la compassion, sans ordre, sans chaos, sans rien tenu, ni nu, ni vêtu, san rien autour, sans rien reçu, il te compose et tu arranges les plis, les draps sont sales, les raisins meurent et tu oublies ton désir

de vertu et de roses, on fait avec, on fait semblant, ils égratignent le mur, le sol, le banc, tout est posé, tout se tient, la vengeance, la rancœur, l’oubli, le mal, tu peux y aller, et garder bien la bouche ouverte, sales, sales raisins, tout tombe et rien ne se remplace, les jeux, les rires, les désirs

et l’amour pour l’univers, pour l’un, pour l’autre, sans un regard, sans un aveu, tout jeune et cassé en deux, ton noir, ton blanc et deux plus deux, tout ira moins, à trois tout croule, la vie, le vent, les pieds dans la boue, dans l’ornière, dans le soupçon, dans le filet, comme un ruisseau malin, éclaté,

cœur, tu tiens, tu vas et tu contemples, heureux celui qui ne comprends rien, à la fureur et au bruit, cette histoire, la vieille rengaine, la vermine, la maman, le garçon, la coupe rose et le chapeau, les raisins mourants, les insectes, on dit l’amour et la tolérance, tu es bien là, la bouche ouverte,

bien là, posé au cœur des choses, sans mouvement et en attente, l’agonie est lente, longue, solitaire, silencieuse, abandonnée.

12 Août 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (1)

28 juin 2015

Attila.

On ira, on ira, et peut-être plus encore, on ira où le temps déteste les ombres, les procès, la chaleur suspendue, le tout est hésitant, et encore plus accable, on ferme, on porte, on se tient et tout dans le désordre, les paniers, les abris, le vent dans les branches, des paniers aux abris et pleins,

et plein tout est, tout se transforme, l’horizon, la chance, la compassion, la marche vers, vers les tragédies, paysages tragiques, herbes foulées et insectes, ils mordent et on attaque, les mains, les pieds, un univers, une saison, le froid, la soif et plus rien au devant, on hésite, on ira, on ira, dans

l’ombre, dans le sens, le vent tourne et tout devient une chance, paniers remplis, œil écarté, nom oublié, cœur arraché, tout cela tourne et hésite, on ira pour affirmer et pour construire, une pierre sur l’autre et au-dedans, dans, dans, des heures, du sommeil, des pas oubliés, des évidences

entassées, une histoire pour l’autre, une vision, le paysage est tragique, ruines sur ruines et voiles étalés, on chante, on rit, le jeu, les jeux, on voit la nuit et les éclats tirent et mentent, un éclat, un rire un mensonge, une obsession, le jour viendra et on ira, on ira à l’oubli, aux murs bâtis, aux pierres

vives, le tranchant et la main, la soif et la raison, on ira et on dit des paroles sur les actes, des pincements, cœur fendu, reste ignoré, les illusions, dans l’enclos les animaux tournent et tout, ce tout, recommence, on tourne au dehors et au-dedans, on creuse et pour voir et pour évacuer, sans

hésiter, sans trembler, sans prononcer, plus de noms, plus d’erreurs, la guerre, le charnier, les outils déposés, bannières oubliées, et lames, lames, tout, ce tout tranche, tranchera, on ira, on ira, au long, au long, visiter une agonie, on ira voir la peur et ses cortèges et pour la première fois

l’âme impétueuse se glacera d’effroi, ils ont, ils ont peur et ils le méritent, tout trembler, tout jeter, et finir lentement, lentement, une très longue et très solitaire agonie, en tremblant, et contempler des choses, des figues sèches qui gonflent un jour de pluie, oh, la charmante chose, partir, courir tenir

et vague, vague tu erres d’un point à l’autre et ce tout te tourne et autour et te cercle, tu affirmes et tu combles, un panier et on ira, on ira effacer les marques et le tout à dire, les marques, les signes, les pas sur le sable, le vent souffle, vague, vague, des histoires sans fin, d’espérance et de soif,

de guerres et de rancunes, sans vengeance, les idiots sont à l’ouvrage, le jeu, les jeux, on voit la nuit et les éclats tirent et mentent, pour la première fois l’âme impétueuse se glacera d’effroi, oh, la charmante chose, tout transformer, l’horizon, la chance, la compassion, l’oubli ira aux murs,

aux pierres vives.

12 Août 2014.

14:34 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

22 juin 2015

Tremblements.

On tranche tout et tout est croisé, en haut, en bas, en alternance, les vieux, les vieilles, les crochus, les énervés, les furieuses, les infidèles, ils sont en pression, en évidence, une nuit de pluie et un matin de restes, de pavillons, de fuites, d’épines, de peaux lacérées. Mes vieux, mes vieilles vous

êtes exploités, tout cela me charme, en avant les anciens, en arrière les vieilles vertus, la croix, les armes, les bannières. Sur le sentier, dans le chemin, en haut, il manque une terrasse et manquent des exploits, des tourbillons, des envies, des bienfaits. Au mal, au mal tout y est suspendu et rien

n’hésite, la vie, le temps, les erreurs, vieux, vieilles, idiots et sans expérience, simplement de l’avidité et une immense paresse, des idées bien reçues et des coups de bâton. La tête, la tête, c’est là, il faut frapper, vieux si vieux, vieille si vieille. On en profitera bien, de cette chose à planter,

là, cet avenir, oh oui. Marquez, marquez, vous êtes à défendre et vous comptez, vous comptez, l’erreur, l’oubli, il faut construire, des pays de vieux, des pays de vieilles, carcasses à venir et chemin de croix, un suaire en simulacre. Un homme, un homme par jour et son vieux a sauté la barrière,

ils chantent, ils boivent et enterrent les défunts, temps béni, bien belles funérailles, vol de nuit et bourdon en partance. Pélerins sur le chemin vous mourrez sans sépulture, homme sacrifié où sont tes enfants, tu cherches, tu cherches et ne jouis ni de loin, ni de près, et pourtant, et quand

même, il faut un homme par jour. Un effroi : ces hanches trop larges, enfin elle a raison, ils sont difformes, ils ne comptent rien et pèsent un poids, de graisse et de cailloux, de jours étranges, de rires de hyène et de peau noire, ils croient en être, ils sont contents, ils ont ouvert le coffre des tortures

et vont passer de la nuit à l’ombre, ténèbres et allures de fous, des furies, des candeurs, ils vendangent et s'imposent le poids des choses, les jours venus sans rire, sans gloire, sans honneur. Dans la ténèbre, seuls, ces gens vivent dans des caves, cadavres à venir et illusion, tout ils engrangent

et tout ils se croient, et tous, tous, ont oublié de construire, leurs vies, leurs morts. Et un à une, et celle là, oh, protégez les enfants, ces enfants aussi seront de beaux cadavres, cœurs oubliés, débris croisés, rien à en dire, tout à jeter, vous êtes pris et vos escaliers sont à descendre, sans roue,

sans armes, sans désir, sans avenir, vous avez oublié de construire, vous traînerez de longues agonies. Les figues sèches sous le figuier sont gonflées de pluie et, vieux, tu crois à ta fortune, errance et tremblement, il n’y aura plus de respect.

11 Août 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

14 juin 2015

Dans ce vallon. II

Je ne pense plus, dire oui, et dire, ceci, cela, et hésiter, dire non, une plaisanterie, et oui et non.

L’histoire, la vie, jetées aux yeux, tout passe entre l’un et l’autre, tout passe de l’un à l’autre.

Où donc va ce chien, de son histoire à la notre, du plus petit au plus grand, le décor a une histoire.

On arrache les mauvaises herbes, au fond, jardin, je poserai seul mes armes, ma bannière, héros terrible.

Tu vas, tu viens et tu inventes une variation. En promesse de vent, je cherche les feux éteints.

Tout comptera vraiment, le vent souffle, les yeux fatiguent à l’horizon, tout est calme et tranquille, ils auront vraiment vécu.

On y passe, sans voix ils ont peur, tout lance au ciel, ils se battront et s’embrasseront, ils figeront l’avenir, frères ennemis, soutenus du plus haut, du plus miséricordieux, ils tueront pour réconcilier.

Je ne pense plus oui, non, en plus, en moins. Tout se transformera, tout est une plaisanterie, tout.  

12 Août 2013/10 Août 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)

08 juin 2015

Enfin, à oublier.

Enfin, enfin on respire, et le vent et le sel et l’écho, tout attire, tout plait et tout chante, les chemins et les pierres. Gardez-vous, gardez-vous, nous sommes en paradoxes, en certitudes, les oiseaux tournent sous les arbres, certains, une aventure, une action, au temps, au temps, soigné, superbe.

 

Dans l’évidence, des choses en contraste, un arbre et des oiseaux, oiseaux vivants et arbre mort, où sont les racines, d’où vient ce mal tout étrange, et je ne sais, je ne sais. La vie avance, tout enchante, les soupçons et les larmes cachées, les voiles au ciel sans marques, rien, l’attente.

 

Entendez vous voler, entendez vous crier et supplier peut-être, rendez-moi, rendez-moi, mes rêves et laissez-aller la réussite, le succès. Ils sont en avance et tout tarde, les pierres trop blanches sur le chemin d’herbe verte, sur le sentier des fleurs et des ombrages, sous la parure, sous les insectes.

 

Plus petits et plus tristes, une évidence, une réalité, l’été est tout et tout y passe, oiseaux envolés, cœurs oubliés, mémoire tendre et solutions. Pour le destin, pour toujours dire, pour entendre les mains sourire, les herbes pencher et tout fouler, et tout défendre, le juste et l’injuste et affirmer, enfin.

 

Il faut, il faut sans raison et sans remords, agir et donner ce que l’on souhaite, tu es tari, tu es à cran, écarte le pied et ne tords pas les rides, le temps est aux envols et tu compteras toujours les souffrances et tu diras toujours les erreurs. Enfin, enfin, tu cherches et tu trouves, le travail est à l’application.

 

Dans le marais, dans les eaux sales, tu repousses et tu noies les cœurs à oublier, temps venu, temps compté et volé sous les branches. Plus de saveur et moins de poids, la confiance, la tension les nerfs solides, l’oubli et l’abandon, tu ne les a plus en face, tu n’es plus rien et tout attire, laisse aller.

 

Dépose et au loin laisse les images, à l’abandon. La vie avance et seul tu penses et tu retournes le gravier, les herbes, les insectes séchés, les traces effacées, sous le ciel bleu, sous la mort même, dans le pas lent et sûr des animaux, le cœur hésite et tu admires, le ciel en face, l’amour si près.

 

Rien ne tient, rien ne va, les pierres, les herbes, les épines, les fruits sauvages et l’odeur forte, un buisson de fleur et tout avance, rendez-moi, rendez-moi l’innocence, donne-toi l’oubli.

09 Août 2014.

07:00 Publié dans texte | Lien permanent | Commentaires (0)