09 février 2010

Il est au ciel, dans leur idée. 1/8

Cela parle, cela parle, un par un, le tremblement est immense, la vie est corsetée, on entend un mot après l’autre, un tac et un tic et cela ne converse pas, la rudesse du tiers et du quart, le compliment si décidé, on se retourne

et on engrange, on finit une histoire, encore une série d’impatiences, on aligne, on étale, on tique et tape le bruit sur le dos, sur la jambe, la peau est battue, rebattue, les ongles souples et fragiles, on se lacère et recommence,  

2 Août 2009.

08 février 2010

Le sens des choses. 8/8

et en pointe saisir au bond la peau grenue, le reste d’air est pour la route, les âmes seules reviendront. Il voit, il songe, il entend, sur le sable clair, le pas du vent, l’air en partance,

 

les reflets d’argent sur le temps. Devant la mer, nacre et iris, il est posé et lentement, il chante sur le sable, il tord le cou et inverse le sens des choses. Devant la mer, nacre et iris, il est posé.

 

2 Août 2009.

07 février 2010

Le sens des choses. 7/8

elles viendront si clairement tendre une coupe aux orfèvres, ils ont gravé deux noms, deux seuls, ils sont perdus dans le ciel même, ils sont étalés sur la rive, ils cherchent et trouvent

 

et se font face, il en voit un, il en voit deux, ils sont étendus sous le linge, ils chantent, eux aussi, sur le temps, ils se fermeront sur la rive, le froid vient si précisément, si adroitement

 

2 Août 2009.

06 février 2010

Le sens des choses. 6/8

il est éphémère et lent, le cœur battu, les yeux au vent, il cherche et trouve et recommence, il est sur tout, sur le front, sur les lèvres, il cherche et trouve et continue,

 

il entend loin, il porte même le feu au coin, le sel en bouche, il a crié, il est venu, il parle encore, il recommence, la vie si grande, le clair tourment, il se recommande aux étoiles,

 

2 Août 2009.

05 février 2010

Le sens des choses. 5/8

et y retourne, il est étendu au sol même, au ciel fourbu, au cœur à inventer, il se reprend, il accumule, la vie est lente, le cœur est bon, il se cherche et trouve des os troublés,

 

des creux à entendre, la mer est là si proche et si grande, le ciel s’y noie, le soleil perd un peu d’éclat pour vivre un drame, le pied tordu, le désir las, la peur étrange, le courage,

 

2 Août 2009.

04 février 2010

Le sens des choses. 4/8

il est en tension et à entendre, il se retourne et voit le temps, ils sont suspendus et tranquilles et l’émoi tremble sur le fil, il cherche et trouve des artifices, il est sensible et en avance,

 

il se cherche, il embrase le ciel d’un œil, le temps au temps, il est sous le vent, sous les larmes, le sel a coulé sur la joue, les yeux troublés, la bouche sèche, il cherche et trouve,

 

2 Août 2009.

03 février 2010

Le sens des choses. 3/8

il est sur le sable et face à la mer, il chante, il se domine et étrangle le renouveau et la force battante, il est sur le devant, il plane sur les eaux, il est tendu, un seul but, une seule source,

 

il est affairé et sensible, l’émoi le tient, le drame est évité, il circule au bord de l’eau, de l’eau, il est sous le charme, il vacille, le poids de chair est bien pesé, posé sur sa balance,

 

2 Août 2009.                                                                     

02 février 2010

Le sens des choses. 2/8

Le moment est parfait, il ne sort rien, ni de sa boîte, ni de son temps, il est rafraichi sur la rive, iris et nacre, le temps est endormi, les couleurs vagabondent, il est tenu par la main,

 

frappé par le désir, quel émoi, quelle soudaine clarté, il est ainsi suspendu comme sous la fenêtre, comme si la vie était en scène, comme si le tableau agitait les rêves et les sens,

 

2 Août 2009.                                                   

01 février 2010

Le sens des choses. 1/8

Devant la mer, nacre et iris, il est posé et lentement il chante sur le sable, il tord le cou et inverse le sens des choses, devant la mer, nacre et iris, il chante lentement, il a posé au loin un œil,

 

et puis un autre, il a tourné la tête, il est perdu dans le lointain, il est fracassé sur le sable, les oiseaux battent l’air, il est enchanté, il est en révérence, le monde est pur et il y est sensible.

 

2 Août 2009.

31 janvier 2010

Jean-Jacques Dorio

"A sauts et à gambades"

Pour faire vivre ce nouveau recueil de  Jean-Jacques Dorio,

http://dorio.blog.lemonde.fr/2010/01/31/a-sauts-et-a-gamb... 

vous pouvez le commander,

* chez l’éditeur :

Michel Cosem,

éditions ENCRES VIVES, 

2 allée des Allobroges 31770 Colomiers

* chez l'auteur :

Jean Jacques Dorio,

9 rue de la Bergeronnette 13500 Martigues

(6,10 € franco de port)

Royalement, le pied sur la fenêtre. 10/10

les plus chers des sauvages, ils sont témoins errants d'un passé. La conclusion est lente, le chant est oublié, ils sont les derniers des sauvés, les premiers installés, ils se reposent encore au sable éternel, sur le sol au soleil, dans l'air doux, le sel fort, ils sont rescapés et sauvés de l'enfer, des vengeances terribles.

30 Juillet 2009.

30 janvier 2010

Royalement, le pied sur la fenêtre. 9/10

sur le rebord fidèle des ombres oubliées des grands du monde, des permissions, ils se retournent et posent royalement le pied sur la fenêtre ouverte, le bord de pierre est chaud, ils vont voler peut être. Le bord, le rebord, ils enjambent et s'activent, ils sont tendus et neufs et ils sont admirables, ils sont posés,

30 Juillet 2009.

29 janvier 2010

Royalement, le pied sur la fenêtre. 8/10

ils se donnent d'amour et de caresses, ils  sont imposants et fiers et sûrs de leur beauté, ils avancent sur le sol qu'ils ne partagent pas. Ô, la morale, ô le retour joyeux, ils sont posés au ciel, ils sont chantés par tous, ils  sont admirés et comblés et poussés corps et âmes vers le pays nouveau, vers la clarté,

30 Juillet 2009. 

28 janvier 2010

Royalement, le pied sur la fenêtre. 7/10

leurs fronts embrassent le ciel, ils sont pendus au fil des lois et des sourires, le compte est tenu, le dire est enclenché, les violents sont là, ils se déposent eux même au cœur des rois perdus, au tour des images sereines, dans la décision, dans la chaude clarté, dans le retour doré des images du haut,

30 Juillet 2009.

27 janvier 2010

Royalement, le pied sur la fenêtre. 6/10

et ils défoncent le sable, la main enrubannée, le temps posé et nu, il se tourne au soir et dompte les horreurs, il y a sur ce temps un goût parfait et sûr, ils sont en y croyant les plus beaux, les sublimes, ils se donnent aux uns et griffent les cailloux, les autres sont comptés, ils déposent la vie, ils démasquent,

30 Juillet 2009.

26 janvier 2010

Royalement, le pied sur la fenêtre. 5/10

dans le corps il ferme les sourires, il est sur son autel, il est monté si haut, il est riant et fort et découvre l'empire, ils sont à ses cotés et ils chantent la gloire, le plus haut a conquis, ils sont encouragés, ils se donnent au sourire, ils se ferment aux objets, la cour déroule une histoire, ils se promènent

30 Juillet 2009.