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17 mai 2012

Les coudes aux grains. 9/9

La vague, la vague et le nez dans la saison, le paysage et la vie avancée et il ploie et il est tenu et fort, et serré et dans le jour pâle, les nuages étranges, les ombres claires, passent. Ils passent les jours.

03 Août 2011.

16 mai 2012

Les coudes aux grains. 8/9

il finirait dans le ciel même, dans l’air et dans l’eau et sur les ondes et sur le temps, si loin posé, si fort tenu et courbé et ployé et retenu encore et encore, sur le devant, sur les côtés, sur la vie même qui avance, s’y rendre, chercher et trouver, une espérance, tout est nouveau, tout est donné.

03 Août 2011.

15 mai 2012

Les coudes aux grains. 7/9

Au grain, le souffle, le souffle, il ne voit rien et il sait peu, il se lance et il combat sur le sable, les coudes au grain, les fleurs séchées, les oiseaux frêles, la vie avancée, le corps posé et le poids, le poids du soleil si pâle, la vague pour frôler les oiseaux calmes, le vent paisible, la vague, il se noierait,

03 Août 2011.

14 mai 2012

Les coudes aux grains. 6/9

les coudes dans le grain, le sable sous les yeux, le nez dans la saison, le paysage, il est grandi, il est ouvert, il se souvient, il s’enchante, il se noiera, il coulera, il ira loin, bien loin, étrange sous le soleil, il est un chemin, la vie est avancée, le calme est répandu sur le sable, au sable les coudes.

03 Août 2011.

13 mai 2012

Les coudes aux grains. 5/9

le paysage, la présence de tout au tout, de toi à moi et des désirs sur le sable, les coudes dans les grains et la vague, la vague, ô, temps perdu, ô, immobile et naissant, il recommence sur le devant, tout au devant dans l’étrange soleil, dans les nuages petits et clairs, il se permet, il est autorisé,

03 Août 2011.

12 mai 2012

Les coudes aux grains. 4/9

suspendu, les mains tournées vers le ciel bleu, bleu pâle, les coudes au grain, le nez devant, la saison avance, le poids est tendu sur le sable, les coudes au grain et la vague immense et tiède, il est une espérance, on ne voit rien et on sait peu, si soucieux, si tendu et frémissant et ô, la vague, la vague

03 Août 2011.

11 mai 2012

Les coudes aux grains. 3/9

sans doutes, sans rien devant, le souffle, le souffle, il est tendu et déposé les coudes à chaque grain, à chaque grain, la porte ouverte et loin, au loin, on tourne et on libère les grains un à un, les mains tournées au ciel si pâle, la fleur, les nuages clairs, il est filtré, il est sauvé, la courbe, il est, il est

03 Août 2011.

10 mai 2012

Les coudes aux grains. 2/9

et ce qui est déjà trouvé, perdu, retrouvé, sans rien autour, le silence et l’onde, l’onde et les grains, un à un, le sable et les coudes, si fort ployé, si près tenu et serré, et palpite, palpite du cœur et de l’ombre, du temps venu, il le faut tenu si pâle, et la tête, les mains tournées vers le ciel sans prière

03 Août 2011.

09 mai 2012

Les coudes aux grains. 1/9

Des saisons entières, pour une vie toujours claire, sans remords. Au devant, il ne voit rien, il a fermé la bouche et il se tient, le jour est clair, les mains saisies et, ô, la vague, la vague autre, une autre et ce que l’on voudra et ce que l’on cherchera

03 Août 2011.

08 mai 2012

1,2,3,4,5,6,7,8,9 ... on y est.

Tout passe, ils y sont.

Sur le champ, au large il est allé, il a franchi une grille et posé des questions sur le champ. Derrière les grilles, derrière les questions, une réponse, comme un sentiment mêlé de sel et d'eau, et derrière les grilles, dans l’eau et dans le sel, les errements et le silence.

Où sont ils, où sont ils, les souples, les fendeurs, les menuisiers de clair de lune. Aux temps anciens avec l’obsession de l’enfermement, les perdus, les peaux rousses de la liberté, et au long balancement, aux tropiques, avec la chair émue, la cascade des envies, les morsures, les yeux humides, la vérité, le fermé et l’ouvert unis, perdus, le cœur brisé et fendu.

Où sont les flèches, les cerceaux, les forces vives, la dérision et puis et puis, en mots et en actes, de l’action, de la profondeur, du grain d’orge et du sucre. La bouche pleine, le cœur à l’aise, du sucre, d’une évidence à une autre, d’un tour de force à toutes les faiblesses.  

Ils sont allongés, ils se donnent, ils se rompent et utilisent l’air et les dents, la peau froissée et les gouttes d’eau sur les lèvres, sur le temps qui compte et les appelle, dans l’eau le cri tant entendu, éloigné et fermé, ils ouvrent le cœur même, ils frémissent et geignent.

Dans la dureté et la joie, sur les épines et les cailloux, ô, le sable est insupportable, le temps fuit, ils se retournent et voient tout, bien loin, on ne se rappelle et on ne se donne ni eau ni tact, ni frissons, ni chansons, bien loin on oublie la douleur en partage et les saisons sans héritages, sans contraintes.

Tout est fraîcheur, tout est calcul et sans remords et puis on rompt, et puis on fane, la distance est bien grande, les joues creusées et le visage faible, faible et puis, et puis, plus de rien, plus de tout, plus d’alarme.

Le cœur bat et palpite sans trêve, qui se donne et qui rompt, j’ai rompu, j’ai rompu devant la vie et la souffrance en toute candeur, en toute circonstance, je suis venu, je suis vaincu, je coule et je recommence, tout est en haut, tout est en bas, sur le sable et dans les étoiles et sur la roue.

Elle tourne et éclaire et puis se ferme et on s’en va et on se traîne et tout s’achève, les secondes, les secondes, une à une, du temps compté, des évidences, des cœurs moins enlacés, mais fidèles et présents, présents toujours là, toujours ici, ils se présentent, ils s’enlacent, ils sont tendus et ils se donnent, et ils menacent.

Il faut, relever, supprimer, effacer, détordre les habitudes, délier le recommencement, rafraîchir et lancer, lancer au loin, au ciel, une fois, une fois encore, la liberté sur le chemin, le doute partagé, la joie écartelée, la joie si bleue, et sur le sable chaque grain fait penser et tourmente.

Et sur le sable, chaque grain fait avancer, la vie, vers la fin, le silence, la certitude. Elle apparait et aux regards, elle berce et ils commencent, une main est pleine et l’autre penche, et ils se donnent et ils offrent au monde de l’attention, du bruit, des plaintes, des évidences et du renouveau, tout passe et tout fuit et tout embarque et tout donne, ils sont, ils sont, et ils avancent, ils ont crié, ils ont fondu, la mer les reprend, il est prêt.                                                   

02 Août 2011.

Tout passe, ils y sont. 9/9

Et sur le sable, chaque grain fait avancer, la vie, vers la fin, le silence, la certitude. Elle apparait et aux regards, elle berce et ils commencent, une main est pleine et l’autre penche, et ils se donnent et ils offrent au monde de l’attention, du bruit, des plaintes, des évidences et du renouveau, tout passe et tout fuit et tout embarque et tout donne, ils sont, ils sont, et ils avancent, ils ont crié, ils ont fondu, la mer les reprend, il est prêt. 

02 Août 2011.  

07 mai 2012

Tout passe, ils y sont. 8/9

Il faut, relever, supprimer, effacer, détordre les habitudes, délier le recommencement, rafraîchir et lancer, lancer au loin, au ciel, une fois, une fois encore, la liberté sur le chemin, le doute partagé, la joie écartelée, la joie si bleue, et sur le sable chaque grain fait penser et tourmente.

02 Août 2011.

06 mai 2012

Nous allons en chantant chercher la victoire.

Ce 6 mai et ce mois de juin, il se peut que l’époque nous appelle, et c’est une grande affaire, un peuple fort sortira du tout. Ce peuple sortira et nous sortirons de ce, si mauvais pas, car nous vaincrons dans les urnes, et pour cela nous allons convaincre que malgré tout, malgré tout, face à la peur, avec les paroles d’un autre poète *, nous allons convaincre, qu’il faut aimer, qu’il faut s’aimer, qu’il faut nous aimer, à tort et à travers et en face. Face à la peur, là est le courage, cette utopie est notre ressource **.

* Julos Beaucarne.

** Jean-Jacques Dorio.

lisons ce que Jean-Jacques a écrit du 22 Avril à aujourd'hui.                                                             

Nostalgies américaines, Paul and Joan, pour un jour de pleine lune.

Tout passe, ils y sont. 7/9

Elle tourne et éclaire et puis se ferme et on s’en va et on se traîne et tout s’achève, les secondes, les secondes, une à une, du temps compté, des évidences, des cœurs moins enlacés, mais fidèles et présents, présents toujours là, toujours ici, ils se présentent, ils s’enlacent, ils sont tendus et ils se donnent, et ils menacent.

02 Août 2011.